
Selon le rapport de la situation épidémiologique des provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu du 20 mai 2026, rendu public le 21 mai par le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, la République démocratique du Congo fait face à une progression préoccupante de la maladie à virus Ebola, avec une forte concentration des cas dans la province de l’Ituri.
Le document officiel fait état de 64 cas confirmés, dont 60 enregistrés en Ituri et 4 au Nord-Kivu, confirmant ainsi que cette province du nord-est demeure l’épicentre de la 17ᵉ épidémie en cours.
Le pays compte également 6 décès confirmés, répartis entre les deux provinces touchées. Au total, 671 cas suspects ont été recensés, accompagnés de 160 décès suspects, illustrant l’ampleur de la menace sanitaire. Les équipes de riposte ont identifié 1 261 contacts, tandis que 1 441 personnes figurent dans les listes de suivi.
Malgré cette situation, 160 personnes ont été déclarées guéries, un signal encourageant dans la lutte contre la maladie.

Le rapport met en évidence une forte concentration des cas dans plusieurs zones de santé de l’Ituri, notamment :Rwampara, considérée comme l’épicentre actuel MongbwaluBunia au Nord-Kivu, des cas confirmés ont été signalés à Goma, Katwa et Butembo, indiquant une extension géographique de l’épidémie.
Pour la seule journée du 20 mai 2026, 13 nouveaux cas confirmés ont été enregistrés, dont 12 en Ituri et 1 au Nord-Kivu, sans nouveau décès confirmé.Cependant, 78 nouveaux cas suspects ont été identifiés en Ituri, ainsi que 414 nouveaux contacts, dont la majorité à Rwampara, ce qui renforce les inquiétudes quant à une transmission communautaire accrue.
D’après plusieurs analyses, l’épidémie pourrait avoir circulé pendant plusieurs semaines avant d’être détectée, contribuant à son expansion actuelle.

La riposte fait face à des défis logistiques importants. Sur 35 échantillons analysés en une journée, 12 se sont révélés positifs.
Depuis le début de l’épidémie, 218 échantillons ont été reçus, dont 134 analysés et 64 confirmés positifs.Toutefois, 141 échantillons restent en attente d’analyse, certains nécessitant un transfert vers des laboratoires spécialisés, notamment à Goma.Face à cette situation, le gouvernement congolais a renforcé les mesures de riposte, impliquant plusieurs secteurs au-delà de la santé, afin de contenir la propagation du virus et limiter son impact sur les populations.
✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI