La République démocratique du Congo poursuit la modernisation de son système éducatif. À la veille du lancement de la session ordinaire de l’Examen d’État 2025-2026, prévue du 22 au 25 juin sur l’ensemble du territoire national, la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a annoncé le renforcement du dispositif de correction numérique à travers l’ouverture de quatre nouveaux centres de scannage des copies.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la transformation numérique engagée par le ministère afin d’améliorer l’efficacité, la transparence et la fiabilité du processus de correction des épreuves certificatives. Les nouveaux centres sont implantés à Gemena, Kisangani, Butembo et Tshikapa. Ils viennent compléter le réseau déjà opérationnel à Kinshasa, Lubumbashi et Mbuji-Mayi.
Selon la ministre, cette extension constitue une avancée majeure dans la digitalisation de l’Examen d’État, qui concerne cette année plus d’un million de candidats répartis dans les différentes provinces du pays ainsi que dans plusieurs centres organisés à l’étranger.
« Cette édition marque une nouvelle avancée dans la digitalisation du processus », a déclaré Raïssa Malu. Grâce à ce système, les copies des candidats sont numérisées avant d’être transmises aux équipes de correction, réduisant ainsi les risques de perte ou de détérioration des documents physiques.
Le ministère souligne que cette réforme permettra non seulement de sécuriser le traitement des copies, mais également d’accélérer les opérations de correction et de publication des résultats. L’objectif est de garantir davantage de transparence dans l’évaluation des candidats tout en réduisant les délais d’attente après les épreuves.
Pour les autorités éducatives, la numérisation constitue également un outil efficace dans la lutte contre les irrégularités pouvant affecter le processus de correction. Le système offre une meilleure traçabilité des copies et renforce les mécanismes de contrôle de qualité mis en place par le ministère.
À quelques heures du début des épreuves, la ministre a adressé un message d’encouragement à l’ensemble des finalistes. Elle les a invités à aborder cet examen avec sérénité, discipline et confiance, rappelant que l’Examen d’État représente une étape déterminante dans leur parcours académique et professionnel.
Cette session se déroule toutefois dans un contexte sécuritaire particulier. Certaines régions de l’est du pays restent affectées par l’insécurité liée aux activités de la rébellion AFC/M23, soutenue par le Rwanda selon les autorités congolaises. Malgré ces défis, le gouvernement affirme avoir pris les dispositions nécessaires afin de permettre aux élèves concernés de participer aux épreuves dans des conditions acceptables.
Avec l’extension du réseau de centres de scannage et la poursuite de la digitalisation des procédures, les autorités espèrent renforcer la crédibilité de l’Examen d’État et consolider les efforts de modernisation du système éducatif congolais.
Plus d’un million de candidats sont ainsi attendus du 22 au 25 juin pour cette édition 2025-2026, qui pourrait marquer une nouvelle étape dans la transformation numérique de l’évaluation scolaire en République démocratique du Congo.
✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI
