
Le Syndicat des médecins du Congo (SYMECO) a décrété un arrêt de travail généralisé dans tous les établissements publics de la République démocratique du Congo à partir de ce vendredi 3 juillet 2026. Le syndicat justifie cette décision par l’absence de dialogue avec le Gouvernement après l’expiration de son préavis de grève.
Le Syndicat des médecins du Congo (SYMECO) a officiellement déclenché, ce vendredi 3 juillet 2026 à partir de 8 heures, un mouvement de grève généralisé dans l’ensemble des établissements publics de la République démocratique du Congo. La décision a été notifiée à la Première ministre à travers une correspondance officielle.
Selon le SYMECO, cette grève intervient après l’échec des démarches engagées pour obtenir l’ouverture de négociations avec le Gouvernement sur les revendications sociales des médecins.
Le secrétaire général du syndicat, le docteur Juvénal Muanda, rappelle qu’un préavis de grève avait été déposé le 25 juin 2026 afin de favoriser le dialogue.
« Le SYMECO a déposé le 25 juin 2026 un préavis de grève à Son Excellence Madame la Première ministre, cheffe du Gouvernement, tout en espérant avoir des négociations crédibles pour rencontrer, tant soit peu, les attentes sociales minimales d’un médecin. Il se fait malheureusement que ce préavis de grève a expiré ce 1er juillet 2026 sans la moindre réaction du Gouvernement de la République », a-t-il déclaré.
Face à ce qu’il qualifie de silence des autorités, le syndicat a décidé de passer à l’action. La grève concerne tous les services publics de santé sur l’ensemble du territoire national.
Toutefois, le SYMECO précise qu’un service minimum sera assuré afin de garantir la prise en charge des cas d’urgence dans les hôpitaux publics.
Ces prestations seront organisées conformément aux horaires habituels des services concernés.
À travers ce mouvement, les médecins réclament notamment une amélioration de leurs conditions sociales et professionnelles. Le syndicat affirme rester disposé à reprendre les activités normales dès l’ouverture de discussions sérieuses et la prise d’engagements concrets par le Gouvernement.
Cette grève pourrait perturber le fonctionnement des structures sanitaires publiques si aucune issue n’est rapidement trouvée entre les deux parties.
✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI