
Le gouvernement congolais franchit une nouvelle étape dans l’élaboration du projet de loi sur le carbone. À Kinshasa, la ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle Économie du Climat, Marie Nyange Ndambo, a réuni les représentants des peuples autochtones et populations locales (PAP) ainsi que les organisations de la société civile pour recueillir leurs contributions en vue de l’adoption d’un texte inclusif et adapté aux réalités du pays.
Le ministère de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle Économie du Climat a organisé une séance de consultation avec les représentants des peuples autochtones et populations locales (PAP) ainsi que les organisations de la société civile dans le cadre du processus d’élaboration du projet de loi sur le carbone.
Cette rencontre vise à associer les différentes parties prenantes à la mise en place d’un cadre juridique destiné à réglementer le marché du carbone en République démocratique du Congo. Le futur texte entend créer un environnement favorable à la valorisation des ressources forestières du pays tout en garantissant une gestion transparente et durable des crédits carbone.
Au cours des échanges, les représentants des communautés ont partagé leurs préoccupations et formulé plusieurs recommandations, notamment sur la protection de leurs droits, leur participation aux instances de gouvernance et le partage équitable des retombées économiques générées par les projets carbone.
La ministre Marie Nyange Ndambo a rappelé que la réussite de cette réforme repose sur une approche participative. Elle a souligné que les peuples autochtones et les populations locales sont des partenaires incontournables dans la préservation des forêts du bassin du Congo et doivent être pleinement associés à toutes les étapes de la mise en œuvre de cette future législation.
Les organisations de la société civile ont, de leur côté, insisté sur la nécessité d’intégrer dans la loi des mécanismes garantissant la transparence, la redevabilité et le respect des droits des communautés concernées. Elles ont également appelé à une répartition juste et équitable des bénéfices issus des investissements liés au marché du carbone.
Ces consultations s’inscrivent dans la volonté du gouvernement de doter la RDC d’un cadre légal moderne, conforme aux engagements internationaux en matière de lutte contre le changement climatique. Une fois adoptée, cette loi devrait renforcer l’attractivité du pays pour les investissements climatiques, tout en veillant à ce que les populations qui protègent les écosystèmes forestiers bénéficient des retombées de l’économie carbone.
✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI