
La République démocratique du Congo poursuit la lutte contre l’épidémie d’Ebola qui touche désormais cinq provinces. Selon le rapport de situation publié le 30 juillet 2026 par les autorités sanitaires, sur la base des données arrêtées au 29 juillet, le pays a enregistré 3 532 cas confirmés, dont 1 556 décès, soit un taux de létalité global de 44,1 %.
Les provinces concernées sont l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uélé et la Tshopo, avec au total 48 zones de santé affectées. L’Ituri reste la province la plus touchée avec 28 zones de santé concernées sur 36, suivie du Nord-Kivu avec 11 zones sur 34. Le Haut-Uélé compte cinq zones affectées, la Tshopo trois zones, tandis que le Sud-Kivu ne compte qu’une seule zone touchée, ayant atteint 63 jours sans nouveau cas confirmé tout en maintenant une surveillance résiduelle.

Le rapport indique que 807 patients sont actuellement en isolement ou en hospitalisation, tandis que 626 personnes ont été déclarées guéries depuis le début de l’épidémie.
La surveillance épidémiologique reste un élément majeur de la riposte. Le taux global de suivi des contacts s’établit à 78,7 %, alors que les équipes de terrain poursuivent les activités de recherche des contacts, de sensibilisation et de mobilisation communautaire.

Dans les zones affectées, les équipes de communication sur les risques et engagement communautaire (CREC et RECO) intensifient les actions de proximité à travers des visites dans les ménages, des causeries éducatives et des séances d’information afin d’améliorer l’adhésion aux mesures de prévention et à la détection précoce des cas suspects.
Les points d’entrée et de contrôle continuent également de jouer un rôle dans la prévention de la propagation du virus, notamment par la sensibilisation des voyageurs, le dépistage et la promotion des gestes de protection dans les zones à forte mobilité.
Les autorités sanitaires mettent aussi l’accent sur le soutien aux survivants et la réduction de la stigmatisation, en valorisant les cas de guérison et le rôle des équipes de première ligne dans la prise en charge des malades.

Le rapport précise toutefois que les données restent susceptibles d’évoluer en raison des opérations de nettoyage, de reclassification et d’harmonisation des bases de données sanitaires.
✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI