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RDC : violences conjugales, Linda Mondele relance le débat sur les femmes qui souffrent en silence

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Une photo présentée comme celle de Linda Mondele, ancienne danseuse de Wenge Musica Maison Mère, montrant des blessures corporelles, circule sur les réseaux sociaux et suscite l’indignation. La concernée a elle-même pris la parole sur les réseaux sociaux pour dénoncer des violences conjugales qu’elle affirme avoir subies de la part de son mari, Papy Kankolongo alias Papy Kakol, batteur du même orchestre. Au-delà de son témoignage, cette situation remet en lumière le calvaire de nombreuses femmes victimes de violences au sein de leur couple.

Linda Mondele, ancienne danseuse de Wenge Musica Maison Mère, a publiquement dénoncé des violences conjugales qu’elle affirme avoir subies au sein de son couple.

Dans plusieurs prises de parole diffusées sur les réseaux sociaux, elle a évoqué des violences physiques et des conséquences qui, selon son témoignage, auraient nécessité une prise en charge médicale. Des médias congolais ont également relayé ses déclarations.

Ces déclarations mettent directement en cause son mari, Papy Kankolongo, alias Papy Kakol, présenté comme batteur du même orchestre.

Mais au-delà de ce couple, cette affaire rappelle une réalité qui demeure préoccupante : de nombreuses femmes victimes de violences conjugales souffrent encore en silence.

Toutes les victimes ne disposent pas du courage ou des moyens nécessaires pour parler. Certaines vivent pendant des années avec les coups, les insultes, les menaces, les humiliations ou encore les violences sexuelles.

La peur des représailles, la dépendance économique, la pression familiale ou encore la crainte de voir leur couple se briser poussent parfois certaines femmes à garder le silence.

Pourtant, aucune relation amoureuse ou matrimoniale ne peut justifier la violence.

La prise de parole de Linda Mondele doit surtout servir à rappeler que les victimes de violences conjugales ont besoin d’écoute, de protection et d’accompagnement, et non de jugement.

Lorsqu’une femme témoigne de violences, son entourage doit pouvoir la prendre au sérieux, l’accompagner et, lorsque cela est nécessaire, l’orienter vers les structures compétentes.

La société doit également cesser de banaliser certaines violences sous prétexte qu’il s’agit de simples « problèmes de couple ».

Aimer n’est pas frapper. Aimer n’est pas humilier. Aimer n’est pas menacer.

Chaque victime doit pouvoir vivre dans la dignité et la sécurité, y compris au sein de son propre foyer.

À travers le témoignage de Linda Mondele, un message doit être entendu : les femmes victimes de violences ne doivent plus souffrir en silence.

Il faut parler, écouter, protéger et dénoncer les violences.

Non aux violences conjugales. Non à l’impunité. Oui à la protection des victimes.

✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI

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