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RDC : l’épidémie d’Ebola atteint 6 436 cas confirmés dans six provinces

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Spread the loveLa 17ᵉ épidémie de maladie à virus Ebola continue de représenter une importante préoccupation sanitaire en République démocratique du Congo. D’après les dernières données de l’Institut national de santé publique (INSP), la maladie a désormais été signalée dans six provinces et 60 zones de santé, avec un cumul de 6 436 cas confirmés. […]

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La 17ᵉ épidémie de maladie à virus Ebola continue de représenter une importante préoccupation sanitaire en République démocratique du Congo. D’après les dernières données de l’Institut national de santé publique (INSP), la maladie a désormais été signalée dans six provinces et 60 zones de santé, avec un cumul de 6 436 cas confirmés.

Les provinces concernées sont l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uélé, le Bas-Uélé et la Tshopo. La situation demeure particulièrement préoccupante dans certaines zones de santé où les équipes de riposte poursuivent leurs opérations de surveillance et de prise en charge.

Selon le dernier rapport de situation, 3 095 décès ont été enregistrés parmi les cas confirmés depuis le début de l’épidémie. Le taux de létalité global est établi à 48,1 %.

Parallèlement, 1 495 patients ont été déclarés guéris, tandis que 738 personnes sont actuellement en isolement ou hospitalisées.

Ces chiffres illustrent à la fois l’ampleur de l’épidémie et la pression qui continue de peser sur les structures de prise en charge dans les provinces affectées.

La répartition géographique présentée par l’INSP fait apparaître une forte concentration des zones affectées en Ituri, où 28 zones de santé sur 36 sont concernées.

Le Nord-Kivu compte pour sa part 15 zones de santé touchées sur 34, tandis que la Tshopo enregistre 7 zones sur 23.

Le Haut-Uélé compte 6 zones de santé affectées sur 13, contre 3 sur 11 dans le Bas-Uélé. Au Sud-Kivu, une seule zone de santé, Miti-Murhesa, reste affectée. Le rapport précise que cette zone totalise 95 jours sans nouveau cas confirmé.

Cette répartition montre que, malgré des évolutions différentes selon les provinces, la surveillance doit rester soutenue afin d’éviter l’apparition de nouvelles chaînes de transmission.

Le taux de suivi des contacts est actuellement de 88,5 %. Pour les autorités sanitaires, cette activité constitue l’un des principaux outils permettant d’identifier rapidement les personnes exposées et de casser les chaînes de transmission.

Les équipes de riposte poursuivent ainsi l’identification et le suivi des contacts, tout en renforçant la vérification des alertes et l’investigation des cas suspects.

L’objectif est de détecter rapidement les personnes présentant des signes compatibles avec la maladie et de les orienter sans délai vers les structures appropriées.

Face à la persistance de l’épidémie, les autorités sanitaires indiquent que la riposte demeure pleinement opérationnelle dans les six provinces concernées.

Les interventions portent notamment sur la surveillance épidémiologique, l’investigation des alertes, le suivi des contacts, la prise en charge des malades et l’engagement communautaire.

Les équipes poursuivent également les activités de prévention et de contrôle de l’infection, la décontamination ciblée des environnements à risque ainsi que les actions de sensibilisation auprès des populations.

Au-delà de la réponse médicale, un accent particulier est mis sur l’accompagnement médical et psychosocial des patients et des communautés affectées.

L’INSP insiste sur le rôle déterminant des communautés dans la maîtrise de l’épidémie. Le signalement rapide de tout cas suspect, le respect des mesures de prévention et l’acceptation de l’orientation vers les structures de prise en charge sont présentés comme des comportements essentiels.

Dans les zones touchées, la sensibilisation de proximité vise également à encourager l’adoption de pratiques sûres et à réduire les risques d’exposition au virus.

Avec 6 436 cas confirmés, 3 095 décès et un taux de létalité de 48,1 %, la 17ᵉ épidémie d’Ebola reste donc un défi sanitaire majeur pour la RDC. La poursuite de la surveillance, le suivi rigoureux des contacts et l’implication des populations apparaissent plus que jamais indispensables pour parvenir à interrompre durablement la transmission.

✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI

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