
À Kinshasa, l’UNFPA et le ministère de l’Environnement renforcent les capacités des acteurs congolais pour intégrer la santé sexuelle et reproductive ainsi que l’égalité de genre dans les politiques nationales de lutte contre les effets du changement climatique.
La République démocratique du Congo veut mieux prendre en compte les réalités vécues par les femmes et les filles dans sa réponse au changement climatique.
C’est dans cette perspective qu’un atelier réunissant 50 acteurs issus des ministères, de la société civile, des agences des Nations Unies et des mouvements associatifs se tient à Kinshasa, à l’initiative de l’UNFPA et du ministère de l’Environnement.
L’activité a été lancée par la ministre de l’Environnement, Marie Nyange Ndambo. Elle porte notamment sur l’intégration de la santé sexuelle et reproductive et de l’égalité des genres dans la Contribution déterminée au niveau national (CDN 3.0) ainsi que dans le Plan national d’adaptation (PNA).
Au-delà des impacts environnementaux, les chocs climatiques peuvent fragiliser l’accès des populations aux services essentiels. Les femmes et les filles figurent parmi les personnes particulièrement exposées à certaines de ces conséquences.
Selon l’UNFPA-RDC, les perturbations liées aux chocs climatiques peuvent notamment entraîner un accès plus difficile aux soins de santé reproductive, accroître les risques de violences basées sur le genre et de mariages précoces, mais aussi accentuer les tensions dans les zones déjà affectées par les conflits.
Cette situation plaide pour une meilleure prise en compte des besoins spécifiques des femmes et des filles dans les politiques d’adaptation climatique.
L’un des enjeux de l’atelier est également de réfléchir à l’utilisation des financements climatiques pour renforcer la résilience des communautés.
L’objectif affiché est notamment de contribuer à orienter ces ressources, y compris celles liées au fonds consacré aux pertes et préjudices, vers des actions capables de répondre aux vulnérabilités sociales et sanitaires engendrées ou aggravées par les chocs climatiques.
Pour la RDC, qui fait face à de multiples défis liés au climat, cette approche cherche à rapprocher les politiques environnementales des réalités quotidiennes des populations.
L’intégration du genre et de la santé sexuelle et reproductive dans la planification climatique apparaît ainsi comme un levier pour que les réponses aux changements climatiques tiennent davantage compte des personnes les plus exposées.
✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI