
Quatre personnes sont mortes à Munsanga, dans le territoire de Walikale, au Nord-Kivu, après avoir présenté des symptômes de maladie à la suite de la consommation de viande de singe. Les autorités sanitaires parlent, à ce stade, d’une présumée intoxication alimentaire et poursuivent les investigations pour déterminer l’origine exacte du drame.
L’alerte a été donnée après un repas partagé samedi par plusieurs habitants de cette localité située dans la zone de santé de Pinga. Selon les premières informations communiquées mercredi 30 septembre par les autorités sanitaires, plusieurs personnes sont tombées malades dans les heures qui ont suivi la consommation de cette viande de brousse.
Le médecin-chef de zone ad intérim, le Dr Théophile Muka, indique que quatre personnes sont décédées moins de vingt-quatre heures après l’apparition des premiers symptômes. D’autres personnes ayant consommé le même gibier font actuellement l’objet d’une surveillance médicale.
Une équipe médicale a été dépêchée à Munsanga afin d’évaluer la situation, identifier les personnes exposées et assurer leur prise en charge. Des prélèvements ont également été effectués sur certains patients avant d’être acheminés au laboratoire pour des analyses.
À ce stade, les autorités sanitaires ne peuvent pas encore établir avec certitude la cause des décès. Les investigations devront notamment permettre de déterminer si les symptômes observés sont effectivement liés à une intoxication alimentaire et, le cas échéant, d’identifier l’agent responsable.
Les enquêteurs s’intéressent notamment aux conditions dans lesquelles le singe a été capturé, conservé, préparé puis consommé. Le contexte sanitaire de la viande consommée doit également être documenté afin de mieux comprendre les circonstances de cet épisode.
Selon le Dr Théophile Muka, il s’agit du premier événement de ce type signalé dans cette partie de la zone de santé de Pinga, où la consommation de viande de brousse reste une pratique courante.
En attendant les résultats des analyses, les équipes de santé poursuivent la surveillance des personnes susceptibles d’avoir été exposées. Les autorités appellent également à la vigilance face à toute apparition de symptômes chez les personnes ayant consommé la viande concernée.
Les résultats des examens de laboratoire seront déterminants pour confirmer ou écarter l’hypothèse d’une intoxication alimentaire et orienter les mesures sanitaires à prendre dans la localité.
✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI