La modernisation de la route Kananga-Kalamba-Mbuji, au Kasaï-Central, fait face à une nouvelle difficulté. Dix-sept foyers d’érosion ont été recensés sur les 60 premiers kilomètres de cet axe routier, suscitant des inquiétudes quant à sa préservation et à l’avancement des travaux.
La route Kananga-Kalamba-Mbuji, infrastructure importante pour les échanges entre la République démocratique du Congo et l’Angola, est confrontée à une menace liée à la progression de plusieurs têtes d’érosion. Au total, 17 sites ont été identifiés sur les 60 premiers kilomètres de cet axe en cours de modernisation.
Le constat a été établi le samedi 31 octobre par le gouverneur du Kasaï-Central, Joseph-Moïse Kambulu, à l’issue d’une mission d’inspection sur le terrain.
Selon l’autorité provinciale, plusieurs localités sont déjà touchées par cette situation, notamment Matamba, Kempe, Katshiabala, Shamatengu et Kalenga.
Le gouverneur craint que l’évolution de ces ravins, si elle n’est pas rapidement maîtrisée, entraîne la dégradation de certains tronçons jusqu’à compromettre leur praticabilité. Il a également exprimé ses préoccupations face au ralentissement constaté dans l’exécution du projet.
Joseph-Moïse Kambulu appelle ainsi les différents acteurs impliqués dans la construction et la modernisation de cette route à prendre leurs responsabilités et à accélérer les travaux.
Face à ces inquiétudes, l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT) affirme que les ressources financières nécessaires sont disponibles pour lancer les interventions de lutte contre l’érosion sur les sites les plus exposés.
Serge Dibue, chef de mission de surveillance du projet, explique que le ralentissement observé ces derniers mois est notamment lié à la construction des caniveaux, une étape préalable à l’asphaltage de la chaussée.
D’après les données communiquées par l’agence, plus de 50 kilomètres de route ont déjà connu une avancée dans leur modernisation, dont 28 kilomètres entièrement asphaltés.
L’ACGT prévoit de livrer les 60 premiers kilomètres de cet axe d’ici à la fin du mois de décembre 2026.
La maîtrise des érosions et l’accélération du chantier constituent désormais des enjeux importants pour préserver cette infrastructure routière, appelée à faciliter les échanges commerciaux entre la RDC et l’Angola et à contribuer au désenclavement du Kasaï-Central.
✍️ APD
