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Tshopo : l’Assemblée provinciale réclame un moratoire sur l’interdiction des baleinières en bois

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Spread the loveÀ quelques jours de l’entrée en vigueur de l’interdiction de navigation des baleinières en bois, prévue le 15 novembre 2026, l’Assemblée provinciale de la Tshopo sollicite l’intervention du président Félix-Antoine Tshisekedi pour obtenir un moratoire. Elle plaide pour une période transitoire d’au moins douze mois afin de préserver l’approvisionnement de la province. Le […]

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À quelques jours de l’entrée en vigueur de l’interdiction de navigation des baleinières en bois, prévue le 15 novembre 2026, l’Assemblée provinciale de la Tshopo sollicite l’intervention du président Félix-Antoine Tshisekedi pour obtenir un moratoire. Elle plaide pour une période transitoire d’au moins douze mois afin de préserver l’approvisionnement de la province.

Le président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, Mateus Kanga Londimo, a adressé, ce vendredi 6 novembre 2026, une correspondance au chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, afin de solliciter la suspension de l’interdiction de navigation des baleinières en bois dans cette province.

Cette mesure gouvernementale, dont l’application est fixée au 15 novembre prochain, concerne le fleuve Congo, ses affluents, les autres cours d’eau ainsi que les lacs du pays.

Dans sa démarche, le président de l’organe délibérant ne remet pas en cause la nécessité de renforcer la sécurité de la navigation fluviale. Il soutient notamment l’interdiction du transport de passagers à bord des baleinières en bois, dans le but de prévenir les naufrages et les pertes en vies humaines.

En revanche, il estime que l’arrêt immédiat du transport des marchandises par ces embarcations pourrait avoir de lourdes conséquences sur l’économie et les conditions de vie des populations de la Tshopo.

Pour justifier cette demande, Mateus Kanga Londimo rappelle que la Tshopo est une province largement enclavée, dont l’approvisionnement dépend fortement des voies navigables.

Le transport fluvial joue un rôle essentiel dans l’acheminement des produits alimentaires, des médicaments et d’autres biens de première nécessité vers Kisangani et plusieurs territoires, notamment Isangi, Opala, Basoko, Yahuma et Ubundu.

Selon l’élu, la province ne dispose pratiquement pas de baleinières métalliques capables de prendre immédiatement le relais des embarcations en bois. Une application stricte de l’interdiction sans solutions alternatives risquerait ainsi de provoquer une interruption du trafic, des pénuries de produits essentiels et une hausse des prix sur les marchés locaux.

Face à ces préoccupations, l’Assemblée provinciale propose une période transitoire d’au moins douze mois. Ce délai permettrait aux opérateurs économiques de remplacer progressivement leurs embarcations en bois par des unités métalliques, tout en maintenant le transport des marchandises sous réserve du respect des exigences techniques et des règles de sécurité.

Le plan de transition souhaité comprendrait notamment le recensement des embarcations, le renforcement des normes de sécurité, l’encadrement des exploitants ainsi qu’un accompagnement pour faciliter l’acquisition progressive de baleinières métalliques.

Cette nouvelle démarche intervient après une première correspondance adressée, le 14 octobre dernier, au vice-Premier ministre chargé des Transports, Jean-Pierre Bemba Gombo. Selon Mateus Kanga Londimo, cette initiative n’ayant pas reçu de réponse, l’Assemblée provinciale a décidé de saisir directement le président de la République.

À travers cette demande, les élus provinciaux souhaitent concilier les impératifs de sécurité sur les voies navigables avec les réalités économiques et géographiques de la Tshopo.

Pour rappel, le gouvernement congolais a annoncé l’interdiction de navigation des baleinières en bois à partir du 15 novembre 2026, dans le cadre des mesures visant à lutter contre la multiplication des accidents fluviaux et lacustres en République démocratique du Congo.

✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI

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