À Bunia, les voix des adolescentes se sont fait entendre autour de leurs droits, de leur avenir et des défis qui menacent leur protection. En marge de la Journée internationale de la fille, la Division provinciale du Genre, l’UNFPA et la SOFEPADI, respectivement lead et co-lead du groupe de travail VBG, avec d’autres acteurs du secteur, ont réuni des adolescentes, des parents et des leaders communautaires pour un échange consacré à la protection et à l’épanouissement des filles.
Au cœur des discussions : les droits des filles, leur maintien à l’école, leur santé sexuelle et reproductive, mais aussi les conséquences des mariages et des grossesses précoces ainsi que la prévention des violences basées sur le genre (VBG).
La rencontre a privilégié les échanges directs et le partage d’expériences. Les adolescentes ont ainsi pu renforcer leurs connaissances sur leurs droits, mais également exprimer leurs préoccupations et proposer elles-mêmes des pistes de solutions face aux difficultés qu’elles rencontrent au quotidien, notamment en lien avec les mariages précoces et les violences basées sur le genre.
Au-delà des adolescentes, la sensibilisation a également ciblé les parents et les leaders communautaires. L’objectif était de renforcer leur prise de conscience sur leur responsabilité dans la prévention des mariages précoces, la protection des filles et leur maintien à l’école.
Pour l’UNFPA, l’enjeu est de créer un environnement permettant à chaque fille de connaître ses droits, de faire ses propres choix et de participer aux décisions qui concernent sa vie et son avenir.
À Bunia, cette initiative rappelle ainsi que la protection des filles ne repose pas uniquement sur leur sensibilisation : elle nécessite aussi l’engagement des familles, des communautés et des acteurs chargés de leur protection.
✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI
