Le Bureau du coordonnateur principal de la riposte à Ebola des Nations Unies a condamné le meurtre d’un infirmier survenu samedi 24 octobre à Bafwasende, dans la province de la Tshopo. L’agent de santé participait aux activités de lutte contre l’épidémie d’Ebola qui touche actuellement plusieurs provinces de la République démocratique du Congo.
Dans une déclaration rendue publique dimanche, le Bureau dirigé par Julien Harneis a présenté ses condoléances à la famille et aux collègues de la victime et demandé l’ouverture d’une enquête approfondie afin de déterminer les circonstances exactes du drame.
Selon les informations communiquées par le médecin-chef de la zone de santé de Bafwasende, Dr Likilo Marcel, l’infirmier et un directeur d’école primaire, tous deux impliqués dans la riposte contre Ebola, ont été violemment agressés par des jeunes le 24 octobre.
Les victimes auraient été accusées par leurs agresseurs de propager le virus Ebola dans une source d’eau.
Les deux hommes revenaient de leur champ, situé à quelques kilomètres du centre de Bafwasende, lorsqu’ils ont été attaqués à proximité de l’hôpital général. L’infirmier est décédé sur place, tandis que le directeur de l’école primaire a été grièvement blessé.
Face à cet incident, le Bureau du coordonnateur principal de la riposte à Ebola a réaffirmé son opposition aux violences visant les professionnels mobilisés contre l’épidémie.
L’organisation appelle notamment les communautés à garantir la sécurité des agents de santé afin qu’ils puissent poursuivre leur travail dans de bonnes conditions.
Le Bureau souligne également la nécessité de permettre aux professionnels engagés dans la riposte de travailler sans subir d’attaques.
Le médecin-chef de la zone de santé de Bafwasende a par ailleurs indiqué que les attaques visant les agents de santé et leurs proches se sont multipliées ces derniers jours dans la région.
Cette nouvelle attaque intervient dans un contexte où la riposte contre Ebola repose également sur la mobilisation des communautés et des professionnels de santé sur le terrain. La condamnation de l’ONU et son appel à une enquête visent ainsi à faire la lumière sur les circonstances de ce meurtre et à renforcer la protection des équipes engagées dans la lutte contre l’épidémie.
✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI
