
Sud-Kivu : La ville de Bukavu est confrontée à une série d’incendies qui ont causé d’importantes pertes matérielles au cours de la semaine écoulée. Plus de 700 maisons ont été touchées par les flammes, selon un bilan rapporté le 6 septembre 2026 par Radio Okapi, citant notamment des témoins et la société civile locale.
Le sinistre le plus récent s’est produit dans la nuit du samedi 5 au dimanche 6 septembre, sur l’avenue Mulengeza, dans le quartier Panzi, commune d’Ibanda. Selon les témoignages recueillis sur place, au moins 70 maisons ont été ravagées par le feu. La société civile locale a confirmé cette information.
Malgré l’ampleur du sinistre, aucune perte en vies humaines n’a été enregistrée lors de cet incendie, selon les informations disponibles. La société civile déplore cependant d’importants dégâts matériels, avec plusieurs familles ayant perdu leurs habitations et leurs biens.
Les circonstances exactes du départ du feu et les causes de sa propagation n’ont, à ce stade, pas été officiellement établies. Il convient donc de rester prudent sur l’origine de ces incendies en attendant d’éventuelles conclusions des services compétents.
Cette succession de sinistres intervient quelques jours après la rentrée scolaire 2026-2027. Pour les familles concernées, les pertes ne se limitent pas aux habitations : des effets personnels et des fournitures scolaires ont également été détruits.
Le président du Parlement citoyen des jeunes pour la démocratie et la bonne gouvernance, Amani Lwamba, appelle ainsi le gouvernement congolais à mettre en place un mécanisme d’assistance en faveur des personnes sinistrées.
« Nous demandons au Gouvernement congolais de mettre en place un mécanisme d’assistance humanitaire à travers les organisations compétentes », a-t-il déclaré
Le Parlement citoyen des jeunes avance également d’autres chiffres sur l’ampleur du phénomène dans la province.
Selon cette structure, 2 831 maisons auraient été incendiées dans l’ensemble du Sud-Kivu depuis février 2025. Elle affirme également que plus de 7 000 personnes seraient sans abri à Buhozi après la destruction de leurs habitations.
Ces deux données doivent toutefois être présentées comme des estimations issues du décompte de cette organisation citoyenne, et non comme un bilan officiel des autorités provinciales ou nationales.
Face à la répétition des incendies, les appels à une intervention en faveur des victimes se multiplient. Les familles sinistrées ont notamment besoin d’abris, de biens essentiels et d’un accompagnement pour faire face aux pertes subies.
La situation de Panzi illustre une nouvelle fois la vulnérabilité des quartiers de Bukavu face aux incendies. Au-delà de l’assistance immédiate aux victimes, la multiplication des sinistres pose également la question de la prévention, de l’alerte et de la capacité de réaction face aux incendies urbains.
Pour l’heure, aucune cause générale n’a été officiellement établie pour expliquer la série d’incendies signalée à Bukavu. Une clarification des circonstances de chaque sinistre reste donc nécessaire pour éviter les spéculations et mieux orienter les mesures de prévention.
✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI