
Dans les sites de déplacés
Face à la persistance de l’épidémie de la maladie à virus Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo, le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) renforce ses actions de proximité auprès des femmes enceintes et des femmes déplacées, considérées parmi les groupes les plus vulnérables face à cette urgence sanitaire.
À Bunia, dans la province de l’Ituri, Esther ILELI, sage-femme humanitaire soutenue par l’UNFPA, mène une mission de sensibilisation au sein du site de déplacés de Kigonze. À travers des séances d’échanges communautaires, elle informe les femmes sur les risques liés à Ebola et les moyens de s’en protéger.
Les activités de sensibilisation portent notamment sur la prévention de la maladie et les modes de transmission du virus. Les participantes sont encouragées à respecter les mesures barrières, à signaler rapidement tout cas suspect et à recourir aux services de santé dès l’apparition des premiers symptômes.
L’accent est également mis sur la détection précoce et la réponse rapide. Les femmes sont invitées à utiliser le numéro vert 151 pour signaler toute situation suspecte ou obtenir des informations relatives à la riposte. Selon les acteurs de santé, cette démarche contribue à limiter les risques de propagation de la maladie au sein des communautés.
Par ailleurs, l’UNFPA intègre la santé sexuelle et reproductive dans ses interventions. Les femmes reçoivent des informations sur la planification familiale ainsi que sur l’utilisation des préservatifs, présentés comme un moyen de protection contribuant à la prévention de certaines infections et à la continuité des services de santé reproductive en période de crise.
Au-delà de la sensibilisation, Esther ILELI et son équipe travaillent à rétablir la confiance entre les communautés et les services de santé. Dans un contexte marqué par les déplacements de populations et la circulation de rumeurs, ce dialogue de proximité permet de répondre aux préoccupations des femmes et de favoriser l’adoption de comportements protecteurs.
Pour l’UNFPA, la participation active des communautés demeure essentielle dans la lutte contre Ebola. En renforçant l’information et l’accompagnement des femmes enceintes et des déplacées, l’organisation entend contribuer à la protection des populations les plus exposées et à la réduction des risques liés à l’épidémie.
✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI