
La riposte contre la maladie à virus Ebola (MVE) se poursuit en République démocratique du Congo avec un renforcement des activités de surveillance, de diagnostic et de prise en charge dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Selon le dernier rapport de situation publié le 8 juillet par le gouvernement et l’Institut national de santé publique (INSP), la situation au 7 juillet fait état de 1 759 cas confirmés, dont 600 décès et 750 personnes guéries.

Le rapport indique que 285 patients sont actuellement en isolement ou hospitalisés, tandis que le taux de létalité s’établit à 34,1 %. Les équipes de riposte assurent également le suivi de 80 % des contacts identifiés, un indicateur jugé essentiel pour limiter la propagation de l’épidémie.

L’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie avec 25 zones de santé affectées. Le Nord-Kivu reste sous surveillance prioritaire avec 11 zones de santé, tandis que le Sud-Kivu n’enregistre toujours qu’une seule zone touchée (Miti-Murhesa), où aucun nouveau cas confirmé n’a été signalé depuis le 26 mai 2026.
Parmi les faits marquants, les autorités sanitaires annoncent la détection de deux cas confirmés à Kisangani, dans la province de la Tshopo, dont un est lié à la zone de santé de Nia-Nia en Ituri. Les analyses ont été confirmées par RT-PCR et des investigations épidémiologiques sont en cours. Les autorités précisent toutefois que les provinces officiellement touchées restent au nombre de trois, la Tshopo faisant l’objet d’une surveillance renforcée.
Le rapport souligne également les progrès enregistrés dans la prise en charge des malades. Le nombre cumulé de personnes guéries atteint désormais 750, soit environ 94 % des patients sortis des centres de traitement. Cinq nouveaux patients ont d’ailleurs été déclarés guéris dans les centres de traitement de SOTA, Rwampara, Mongbwalu et Nyankunde, en Ituri.

Les autorités sanitaires estiment que la décentralisation des capacités diagnostiques permet désormais de détecter rapidement les cas, y compris en dehors des foyers habituels, renforçant ainsi la réactivité de la riposte.
✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI