
La République démocratique du Congo fait face à une situation toujours préoccupante liée à la maladie à virus Ebola. Au 10 août 2026, cinq provinces sont touchées, avec 4 449 cas confirmés et 2 061 décès, selon le rapport de situation publié le 11 août par l’Institut national de santé publique (INSP).
La riposte contre l’épidémie d’Ebola se poursuit dans cinq provinces de la République démocratique du Congo : l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uélé et la Tshopo. Au total, 53 zones de santé sur 140 sont concernées par la maladie.
Selon les données consolidées au 10 août, le cumul national fait état de 4 449 cas confirmés, dont 2 061 décès, soit un taux de létalité global de 46,3 %. Le nombre cumulé de personnes déclarées guéries s’élève à 886, tandis que 716 patients sont actuellement en isolement ou hospitalisés.

Le suivi des contacts affiche, quant à lui, un taux global de 82,7 %, un indicateur important pour la surveillance des personnes ayant été exposées à des cas confirmés.
L’Ituri concentre la plus grande partie des zones de santé affectées, avec 28 zones sur 36. Parmi les zones concernées figurent notamment Aru, Bunia, Bambu, Damas, Drodo, Gety, Kilo, Komanda, Lita, Logo, Mambasa, Mangala, Mongbwalu, Nizi, Nyankunde, Rimba, Rwampara, Tchomia, Mahagi et Adja.
Au Nord-Kivu, 12 zones de santé sur 34 sont touchées. La liste comprend notamment Beni, Butembo, Goma, Kalunguta, Katwa, Kyondo, Oicha, Vuhovi, Mabalako, Masereka, Musienene et Lubero.

Le Sud-Kivu compte pour sa part une seule zone de santé affectée sur 34, à savoir Miti-Murhesa, qui totalise 75 jours sans nouveau cas confirmé, selon le rapport.
Dans le Haut-Uélé, six zones de santé sur 13 sont concernées : Boma Mangbetu, Gombari, Isiro, Pawa, Rungu et Wamba.
La Tshopo compte également six zones affectées sur 23 : Bafwasende, Kabondo, Lubunga, Makiso-Kisangani, Mangobo et Wanie-Rukula.
Face à cette situation, les équipes de la riposte poursuivent l’investigation de l’ensemble des cas suspects validés ainsi que leur transfert vers les structures de prise en charge appropriées.
Le contrôle sanitaire reste également actif aux différents points d’entrée et de contrôle en Ituri, au Nord-Kivu et dans la Tshopo. Ces opérations visent notamment à détecter rapidement les alertes, isoler les personnes présentant des signes suspects et assurer leur orientation vers les services compétents.
Les activités de prévention et de contrôle des infections se poursuivent également à travers la décontamination des sites exposés, l’accompagnement des établissements de santé, la sécurisation des dépouilles ainsi que l’organisation d’enterrements dignes et sécurisés.
Le rapport souligne par ailleurs le renforcement de la réponse communautaire. Celle-ci repose notamment sur les visites à domicile, les causeries éducatives, les émissions radiophoniques, le dialogue avec les leaders locaux et la clarification des rumeurs dans les zones de santé affectées.

Les autorités sanitaires insistent ainsi sur l’importance de maintenir la vigilance et la collaboration des communautés afin de faciliter la détection précoce des cas, le suivi des contacts et l’orientation rapide des personnes suspectes vers les structures appropriées.
L’INSP rappelle que les données restent évolutives et peuvent être ajustées après consolidation, validation et harmonisation des informations rapportées par les provinces et les différents piliers de la riposte.
✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI