
Le lancement progressif de la gratuité des soins dans les zones touchées par la maladie à virus Ebola se précise en Ituri. Bunia et Rwampara devraient constituer les premières zones concernées, sous réserve de la disponibilité effective des médicaments, des intrants essentiels et des autres moyens nécessaires à la prise en charge des patients.
Cette orientation a été retenue mercredi lors de la réunion hebdomadaire de coordination stratégique de la riposte contre Ebola, présidée par le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Dr Samuel Roger Kamba.
Les participants ont fait le point sur l’évolution de la situation épidémiologique dans les provinces affectées et à risque. Les données présentées font état d’une tendance globalement à la baisse dans plusieurs foyers, mais la situation demeure préoccupante dans certaines zones, notamment au Nord-Kivu, où une tendance à la hausse nécessite un renforcement de la surveillance et des interventions.
Pour permettre le démarrage effectif de la gratuité des soins en Ituri, les partenaires concernés ont été invités à rendre disponibles les médicaments et autres intrants requis d’ici la fin du mois. La mesure sera mise en œuvre progressivement, en commençant par les zones qui disposent déjà des principaux prérequis opérationnels.
Au-delà de l’Ituri, la réunion a également permis d’adopter un nouveau cadre de référence pour la poursuite de la riposte. Le Plan multisectoriel de préparation et de réponse « One Health », dans sa deuxième version, couvre une période de 180 jours à compter de septembre. Le document a été officiellement signé par le ministre de la Santé publique à l’issue des échanges.
La question du financement de la riposte a également été examinée. Sur près de 40 organisations intervenant sur le terrain, une vingtaine seulement avaient renseigné les informations relatives à leurs engagements financiers, aux montants reçus et aux décaissements effectués. Les partenaires qui n’ont pas encore transmis ces données seront saisis afin de permettre l’établissement d’une situation financière consolidée au cours de la semaine.
La préparation de Kinshasa, considérée comme une zone à risque, a par ailleurs été évoquée. Le ministre a appelé à accélérer le déploiement du plan de communication à travers les chaînes de radio et de télévision, avec une attention particulière portée aux messages de prévention et à l’évolution de la situation épidémiologique.
Les leaders religieux, les églises, les pasteurs et les responsables confessionnels devraient également être davantage impliqués dans la sensibilisation communautaire, afin de renforcer l’appropriation des mesures de prévention au sein des communautés.
La réunion de coordination stratégique, organisée chaque mercredi sous la présidence du ministre de la Santé publique, demeure ainsi un cadre de suivi des opérations, d’identification des besoins et de prise de décisions pour adapter la riposte à l’évolution de l’épidémie.
✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI