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Épidémies en RDC : l’INSP maintient la vigilance et renforce la préparation face aux menaces sanitaires

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La situation épidémiologique en République démocratique du Congo reste au centre de l’attention des autorités sanitaires. Réunie lundi 5 octobre autour du Directeur général de l’Institut national de santé publique (INSP), Dr Mwamba Kazadi Dieudonné, la réunion stratégique hebdomadaire a permis de faire le point sur les principales menaces sanitaires et les mesures de préparation mises en œuvre dans les provinces exposées.

Les discussions ont notamment porté sur l’évolution de la maladie à virus Ebola, du choléra et de la rougeole, avec un accent particulier sur la surveillance, la préparation et le renforcement des interventions dans les zones concernées.

À la 39ᵉ semaine épidémiologique, la RDC compte 8 544 cas d’Ebola, dont 4 114 décès, pour une létalité de 48,2 %. Le pays dénombre également 2 229 personnes guéries, tandis que le suivi des contacts est estimé à 73,8 %. Au total, 64 zones de santé ont été touchées.

Dans ce contexte, la préparation des provinces susceptibles d’être affectées demeure une priorité. Kinshasa et le Maniema font notamment l’objet d’une attention particulière afin de renforcer les capacités de surveillance, d’alerte et de réponse.

Malgré la persistance de l’épidémie, certains indicateurs montrent une évolution favorable. Vingt-trois zones de santé n’ont plus notifié de cas depuis plus de 42 jours. Cette situation est considérée comme un résultat satisfaisant des efforts menés par la coordination multisectorielle de la riposte.

Cette évolution ne signifie toutefois pas la fin de l’épidémie. Les zones qui continuent d’enregistrer des cas restent sous surveillance afin d’identifier les mesures à renforcer et de consolider les acquis.

Pourquoi maintenir la surveillance dans les zones sans nouveaux cas ?

Le maintien des zones n’ayant plus enregistré de cas depuis plus de 42 jours dans le dispositif de surveillance a également été abordé au cours de la réunion.

Le Directeur général de l’INSP a expliqué que, tant que l’épidémie demeure active dans les provinces concernées, la surveillance doit rester maintenue. Une longue période sans notification constitue certes un indicateur favorable, mais elle ne doit pas conduire à un relâchement de la vigilance.

Le dispositif vise ainsi à conserver les capacités de détection précoce et à prévenir toute résurgence silencieuse.

La réunion a également mis en évidence une baisse du taux de suivi des contacts, actuellement établi à 73,8 %.

Des mécanismes sont en cours pour renforcer cette activité et ramener le taux à 85 %, avec l’ambition de dépasser 89 %, conformément à l’objectif fixé par la coordination.

Vers un « fleuve sans maladies infectieuses »

La riposte s’inscrit par ailleurs dans une approche de prévention le long du fleuve Congo.

L’objectif affiché est de consolider les actions de surveillance et de prévention afin de contribuer à un « fleuve sans maladies infectieuses », particulièrement dans les zones caractérisées par d’importants mouvements de populations.

La situation du choléra a également été examinée. À la 39ᵉ semaine, plus de 2 600 cas ont été enregistrés, soit une légère augmentation par rapport à la semaine précédente.

Cinq provinces concentrent plus de 80 % des cas recensés au niveau national, ce qui oriente les efforts vers les zones les plus affectées.

Dans le Kivu, une campagne de vaccination contre le choléra est prochainement envisagée afin de renforcer la protection des populations exposées et de contribuer à réduire la transmission.

Concernant la rougeole, la situation tend à se stabiliser après les opérations de vaccination conduites dans les trois blocs ciblés.

Environ 760 cas sont actuellement rapportés. À la 39ᵉ semaine, la tendance est à la baisse par rapport à la semaine précédente, un signal favorable qui appelle néanmoins au maintien de la surveillance et des interventions dans les zones encore affectées.

La réunion stratégique hebdomadaire de l’INSP permet ainsi de suivre l’évolution des principales menaces épidémiques et d’ajuster les actions en fonction de la situation observée sur le terrain.

Alors que plusieurs indicateurs évoluent favorablement, notamment pour Ebola dans certaines zones de santé et pour la rougeole, la surveillance reste maintenue.

La priorité demeure de renforcer la préparation dans les provinces à risque, maintenir une surveillance active, intensifier les interventions dans les zones où les cas persistent et préserver les acquis dans celles qui connaissent une amélioration.

La riposte se poursuit donc dans une logique d’anticipation, afin de consolider les progrès enregistrés et de renforcer la réponse aux menaces sanitaires sur l’ensemble du territoire national.

✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI

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