
Les enseignants réunis au sein de l’intersyndicale de la province éducationnelle Kasaï-Oriental 1 ont élevé la voix pour interpeller le Gouvernement sur la dégradation de leurs conditions de vie et de travail. À l’issue d’une assemblée générale, ils ont formulé une série de revendications, parmi lesquelles figure en priorité la mécanisation des enseignants des Nouvelles Unités (NU) et des Non Payés (NP).
Dans leur déclaration finale, les organisations syndicales ont dénoncé la faiblesse des salaires, le déficit d’équipements dans les établissements scolaires, la situation des enseignants toujours non pris en charge par l’État ainsi que les difficultés auxquelles sont confrontés les retraités du secteur.
« Nous exigeons du gouvernement la mécanisation des enseignants des Nouvelles Unités et des Non Payés, l’apurement des arriérés ainsi que l’amélioration des conditions socio-professionnelles des enseignants », a déclaré David Kabongo, président de l’intersyndicale provinciale du Kasaï-Oriental 1.
Pour les syndicats, la précarité qui touche une partie du corps enseignant constitue un frein à l’amélioration de la qualité de l’enseignement. Ils estiment qu’un enseignant privé de rémunération régulière ne peut exercer sa mission dans des conditions optimales.
Les représentants des enseignants ont également appelé les autorités à régler la question des pensions des retraités, soulignant que plusieurs anciens enseignants attendent encore le paiement de leurs droits.
À travers cette démarche, l’intersyndicale souhaite attirer l’attention du Gouvernement sur l’urgence de répondre à ces préoccupations afin de préserver un climat social apaisé dans le secteur de l’éducation et d’assurer le bon fonctionnement des établissements scolaires.
✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI