
La Régie des Fourrières et de Contrôle Technique des Véhicules de Kinshasa (RFCK) a publié un communiqué de presse pour rejeter les informations circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles elle générerait 80 millions de dollars de recettes par mois grâce au contrôle technique des véhicules. L’établissement public affirme que ces chiffres sont « fantaisistes » et présente des données qu’il considère comme vérifiables pour justifier sa position.
La Régie des Fourrières et de Contrôle Technique des Véhicules de Kinshasa (RFCK) a apporté un démenti officiel aux allégations faisant état de recettes mensuelles de 80 millions de dollars issues du contrôle technique des véhicules. Dans un communiqué signé par sa cellule de communication, l’institution estime que ces accusations visent à ternir son image ainsi que celle de son directeur général, Joseph Kajos Kasinzi Mafolo.
Selon la RFCK, les montants évoqués sur les réseaux sociaux ne correspondent pas à la réalité du fonctionnement financier de l’établissement. Elle rappelle que les paiements liés au contrôle technique sont effectués directement auprès des banques installées dans les centres agréés et que la régie ne perçoit qu’une quote-part fixée par les textes réglementaires.
L’institution affirme qu’en vertu des mécanismes de répartition en vigueur, la rétrocession moyenne dont elle bénéficie est d’environ 5,18 dollars par véhicule, destinée à couvrir notamment les frais de fonctionnement et la mobilisation de ses services.
La RFCK met également en avant les résultats obtenus depuis sa création en avril 2025. Elle indique que 55 000 véhicules ont été soumis au contrôle technique entre septembre 2025 et mars 2026, contre moins de 5 000 véhicules contrôlés annuellement auparavant. Elle ajoute que 13 000 véhicules sont déjà enregistrés dans la deuxième phase en cours.
Face aux critiques, la régie soutient que ces chiffres démontrent l’augmentation des contrôles techniques sans pour autant justifier les montants financiers avancés dans les publications relayées sur les réseaux sociaux. Elle estime qu’un calcul basé sur le nombre réel de véhicules contrôlés suffit à démontrer l’inexactitude des accusations.
La RFCK rappelle par ailleurs que le contrôle technique des véhicules s’inscrit dans un cadre légal défini par les autorités compétentes et affirme que ses activités font actuellement l’objet d’une mission de contrôle menée par la commission ECOFIN de l’Assemblée provinciale de Kinshasa.
En conclusion, l’établissement réaffirme son engagement en faveur de la transparence, de la sécurité routière et de la bonne gestion des finances publiques, tout en invitant l’opinion publique à se référer aux informations officielles plutôt qu’aux rumeurs diffusées sur les réseaux sociaux.
✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI