
Les voyageurs au départ de Kinshasa devront bientôt s’adapter à une nouvelle procédure de paiement dans les aéroports. À partir du mois de juillet, une partie de la taxe statistique d’embarquement local sera désormais réglée par voie électronique, une réforme qui s’inscrit dans la volonté des autorités provinciales de moderniser la gestion des recettes publiques et de renforcer la transparence dans les services administratifs.
Le nouveau dispositif a été officiellement validé mercredi par le ministre provincial des Finances, Magloire Kabemba, à l’issue d’une visite de terrain effectuée avec des techniciens et des experts en monétique.
Cette mission avait pour objectif d’évaluer les modalités pratiques de mise en œuvre du système avant son déploiement effectif.
Selon les autorités provinciales, cette innovation technologique permettra de réduire les irrégularités observées dans la collecte de la taxe d’embarquement et d’assurer une meilleure traçabilité des fonds destinés à la Ville de Kinshasa.
Développée par la société TRAFIGO SARL, partenaire technique de la ville, la plateforme numérique vise à sécuriser les transactions financières tout en facilitant le suivi des recettes générées par le trafic aérien. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large de digitalisation des services publics engagée par les autorités locales.
Concrètement, pour les vols nationaux, les passagers continueront à payer une taxe d’embarquement de 15 dollars américains, communément appelée « Go Pass ».
Toutefois, la répartition du paiement changera. Dix dollars seront versés selon les modalités habituelles, tandis que les 5 dollars revenant à la Ville de Kinshasa seront désormais acquittés électroniquement.

La même mesure s’appliquera aux vols internationaux. Sur les 55 dollars de taxe d’embarquement exigés, 50 dollars seront payés comme auparavant, alors que les 5 dollars destinés à la Ville de Kinshasa passeront par le système électronique.
Pour le gouvernement provincial, cette réforme constitue un outil essentiel de bonne gouvernance. Les responsables affirment que le paiement électronique permettra de limiter les risques de fraude, de détournement ou de pertes de recettes souvent liés aux transactions en espèces.
Au-delà de l’enjeu financier, cette initiative marque une nouvelle étape dans l’intégration des technologies numériques au sein des services publics de la capitale.
Elle devrait également contribuer à instaurer davantage de confiance entre les citoyens, les voyageurs et les institutions chargées de la gestion des fonds publics.
Avec cette mesure, Kinshasa rejoint progressivement les villes qui misent sur les solutions numériques pour améliorer la qualité des services rendus à la population et renforcer la transparence dans la gestion des ressources publiques.
✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI