
La retraite de la Task Force chargée de l’élaboration du rapport national de la République démocratique du Congo sur la mise en œuvre de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) s’est achevée à Kisantu, dans la province du Kongo Central. Une étape présentée comme déterminante pour consolider les données et orientations du pays en matière de gestion durable des terres.
La République démocratique du Congo veut renforcer sa réponse face à la dégradation des terres et aux effets croissants des changements climatiques. À Kisantu, les travaux de la Task Force mise en place pour préparer le rapport national de la RDC dans le cadre de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) viennent de s’achever.
Tenue au Jardin botanique de Kisantu, cette retraite a réuni les acteurs impliqués dans la préparation du document national. Elle avait notamment pour objectif de poursuivre l’analyse des informations disponibles, de consolider les contributions des différentes parties prenantes et d’avancer vers la finalisation du rapport.
L’enjeu dépasse la production d’un simple document administratif. Pour la RDC, ce rapport constitue un outil permettant de dresser un état des lieux des efforts engagés dans la lutte contre la désertification, la dégradation des terres et les effets des sécheresses, tout en identifiant les défis qui persistent.
La dégradation des terres représente un défi important pour le développement durable. Elle touche directement l’agriculture, la sécurité alimentaire, les ressources en eau et les moyens de subsistance des communautés rurales.
Dans ce contexte, la collecte et la consolidation de données fiables apparaissent comme une condition essentielle pour permettre au pays de mieux cibler ses interventions.

La retraite de Kisantu a ainsi permis aux membres de la Task Force de travailler sur les différentes contributions nécessaires à l’élaboration du rapport national, avec l’ambition de disposer d’un document cohérent reflétant la situation de la RDC et les actions entreprises.
Cette démarche s’inscrit dans les engagements du pays auprès de la CNULCD, qui constitue le cadre international consacré à la lutte contre la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse.
Pour la RDC, la lutte contre la dégradation des terres ne peut être dissociée des politiques climatiques et environnementales. Les pressions exercées sur les ressources naturelles, combinées aux effets des changements climatiques, peuvent accentuer la vulnérabilité de nombreuses communautés.
La restauration des terres dégradées, la gestion durable des ressources naturelles et la préservation des écosystèmes constituent dès lors des leviers importants pour renforcer la résilience des populations.
Le ministère de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle Économie du Climat rappelle d’ailleurs que les politiques environnementales congolaises doivent contribuer à concilier protection des ressources naturelles et développement durable.
Avec la clôture de cette retraite, la prochaine étape devrait consister à finaliser et à consolider les différentes contributions afin d’aboutir au rapport national de la RDC.
Ce processus intervient alors que le pays cherche à mieux intégrer les questions liées à la dégradation des terres, au climat et à la gestion durable des ressources dans ses politiques publiques.
La retraite de Kisantu apparaît ainsi comme une étape technique, mais également stratégique : disposer de données consolidées permettra à la RDC de mieux documenter ses avancées, de mettre en évidence les besoins encore importants et de renforcer son plaidoyer en faveur de l’accès aux financements destinés à la restauration des terres et à l’adaptation climatique.
La lutte contre la désertification constitue désormais un enjeu transversal pour la RDC, à la croisée de l’environnement, de l’agriculture, de la sécurité alimentaire, du climat et du développement rural.
✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI