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RDC : Ebola touche désormais sept provinces, l’Ituri reste l’épicentre de l’épidémie

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Spread the loveL’épidémie de maladie à virus Ebola continue de mobiliser les autorités sanitaires en République démocratique du Congo. Dans son rapport de situation publié le 14 septembre 2026, l’Institut national de santé publique (INSP) fait état de 7 258 cas confirmés, de 3 510 décès et de 1 726 guéris, avec un taux de […]

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L’épidémie de maladie à virus Ebola continue de mobiliser les autorités sanitaires en République démocratique du Congo. Dans son rapport de situation publié le 14 septembre 2026, l’Institut national de santé publique (INSP) fait état de 7 258 cas confirmés, de 3 510 décès et de 1 726 guéris, avec un taux de létalité global de 48,4 %.


Le rapport, qui présente la situation arrêtée au 13 septembre 2026, indique que l’épidémie affecte désormais sept provinces et 62 zones de santé.

Les provinces concernées sont l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uélé, le Bas-Uélé, la Tshopo et le Sud-Ubangi.

Selon les chiffres clés communiqués par l’INSP, 905 patients sont actuellement en isolement ou hospitalisation. Le cumul des personnes guéries s’élève à 1 726, tandis que 3 510 décès ont été enregistrés parmi les cas confirmés.

Le rapport établit ainsi le taux de létalité global à 48,4 %.
Le taux global de suivi des contacts est, pour sa part, de 78,6 %.
L’INSP précise toutefois que ces données demeurent évolutives et peuvent être ajustées à la suite de la consolidation, de la validation et de l’harmonisation des informations rapportées par les provinces et les différents piliers de la riposte.

L’analyse géographique montre une forte concentration de l’épidémie dans la province de l’Ituri.
Avec 28 zones de santé touchées sur 36, l’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie. Elle concentre 78 % des cas confirmés et 75,9 % des nouveaux cas rapportés au cours des dernières 24 heures, selon le rapport.

Le Nord-Kivu arrive ensuite avec 16 zones de santé affectées sur 34.
Le Sud-Kivu compte une zone de santé affectée sur 34, tandis que le Haut-Uélé compte six zones de santé touchées sur 13.

Dans le Bas-Uélé, trois zones de santé sur 11 sont concernées. La Tshopo compte sept zones de santé affectées sur 23.
Enfin, le Sud-Ubangi, nouvelle province concernée par l’épidémie, compte actuellement une zone de santé touchée : Bulu, sur les 16 que compte la province.
Au total, ce sont donc 62 zones de santé sur 167 qui sont affectées dans les sept provinces.

Malgré l’ampleur de la situation, le rapport de l’INSP fait également ressortir des signes encourageants.
Un signal positif a été enregistré dans sept zones de santé des provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de la Tshopo. Ces zones ont atteint environ 42 jours depuis la dernière notification de cas confirmés.

Cette évolution constitue un indicateur favorable dans la lutte contre la transmission du virus.
Toutefois, elle ne signifie pas que l’épidémie est terminée. Les autorités sanitaires maintiennent donc la surveillance afin d’éviter une reprise de la transmission dans les zones ayant enregistré une amélioration.

Le rapport souligne que la situation demeure préoccupante dans certaines parties du pays.
Une transmission soutenue est toujours observée dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Haut-Uélé.
À l’inverse, la Tshopo et le Bas-Uélé présentent actuellement une notification qualifiée de sporadique.

Cette disparité entre les provinces explique la nécessité de maintenir une riposte différenciée, adaptée à la situation épidémiologique de chaque zone.
100 % des cas suspects investigués
Sur le plan de la surveillance épidémiologique, les performances demeurent consolidées.
Le rapport indique notamment que 100 % des cas suspects ont fait l’objet d’une investigation épidémiologique.

Cette capacité d’investigation constitue un élément essentiel de la riposte puisqu’elle permet d’identifier rapidement les cas suspects, de rechercher leurs contacts et de limiter autant que possible la constitution de nouvelles chaînes de transmission.

Le Nord-Kivu nécessite un renforcement des capacités d’accueil
Face à la persistance de la transmission dans certaines zones, l’INSP recommande de renforcer plusieurs interventions prioritaires.

Il s’agit notamment de la surveillance, de la prise en charge des malades, de la prévention et du contrôle des infections (PCI), de la logistique et de l’engagement communautaire.

Une attention particulière est accordée au Nord-Kivu, où le rapport recommande d’augmenter rapidement les capacités d’accueil dans les CT/CTE, afin de répondre aux besoins liés à la prise en charge des patients.

L’INSP recommande également de renforcer la préparation et la réponse à la maladie à virus Ebola dans les provinces du corridor fluvial et les zones environnantes.
Cette recommandation revêt une importance particulière dans un contexte où les déplacements des populations peuvent favoriser la propagation du virus d’une zone affectée vers des zones encore épargnées.

La surveillance des mouvements de personnes, le suivi des contacts et la détection précoce des cas restent donc des priorités de la riposte.
Le Sud-Ubangi, septième province touchée
L’entrée du Sud-Ubangi dans la liste des provinces touchées constitue l’un des faits marquants de cette situation épidémiologique.

Le rapport cartographique de l’INSP identifie la zone de santé de Bulu comme la zone affectée dans cette province.
Cette nouvelle extension géographique renforce l’importance de la surveillance aux points de passage et dans les zones situées sur les principaux axes de déplacement.

L’évolution de l’épidémie présente donc un tableau contrasté.
D’un côté, plusieurs zones affichent des signes positifs, certaines ayant atteint environ 42 jours sans nouvelle notification de cas confirmé. De l’autre, la transmission reste soutenue dans plusieurs provinces, particulièrement en Ituri, au Nord-Kivu et dans le Haut-Uélé.

Avec 7 258 cas confirmés, 3 510 décès, 1 726 guéris et 905 patients en isolement ou hospitalisation, l’épidémie demeure une urgence sanitaire majeure.
Le rapport de l’INSP appelle ainsi au maintien de la vigilance et au renforcement de la riposte, notamment dans les zones où la transmission reste active.

La priorité demeure claire : interrompre les chaînes de transmission, renforcer la prise en charge des malades, assurer le suivi des contacts et empêcher l’extension de l’épidémie vers de nouvelles zones.

✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI

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