
Les mécanismes de prévention, de protection et de réparation en faveur des survivantes de violences sexuelles ont été renforcés mardi à Kinshasa, lors d’un forum organisé à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence sexuelle en temps de conflit.
Le gouvernement de la République démocratique du Congo a réaffirmé son engagement à intensifier la lutte contre ce fléau. Le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba, a déclaré :
« La RDC réaffirme sa détermination à renforcer les mécanismes de prévention, de protection et de réparation en faveur des survivantes des violences sexuelles », a-t-il affirmé, soulignant l’ampleur persistante des violences dans l’Est du pays.
Il a salué l’engagement du Président Félix Tshisekedi dans la prise en charge des victimes et la restauration de leur dignité, rappelant que ces mécanismes visent à accompagner les survivantes dans leur processus de reconstruction et de réinsertion sociale.
Parmi les dispositifs mis en avant figure le FONAREV, chargé d’assurer l’accompagnement des victimes de violences sexuelles liées aux conflits ainsi que d’autres crimes graves contre la paix et la sécurité de l’humanité.
Le ministre a également salué l’implication de la Première Dame, Denise Nyakeru Tshisekedi, dans les actions de sensibilisation et de plaidoyer en faveur des survivantes.
Sur le plan international, la RDC a annoncé le lancement de sa présidence 2026 de l’Initiative pour la prévention de la violence sexuelle dans les conflits (PSVI), une plateforme de coopération et de plaidoyer.
Les priorités incluent notamment l’organisation d’un événement parallèle lors de la 70ᵉ session de la Commission de la condition de la femme (CSW) à New York, la tenue de forums sur la masculinité positive et le renforcement de la lutte contre la cyberviolence.
La rencontre a également été marquée par le lancement de la campagne mondiale « One Voice », destinée à renforcer la mobilisation internationale et la solidarité en faveur des survivantes.
Elle a réuni des représentants du gouvernement, des organisations de défense des droits des femmes, des activistes des droits humains ainsi que des partenaires internationaux, dont le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme, illustrant une approche multisectorielle face à ce fléau
✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI