
À Beni, dans la province du Nord-Kivu, la rentrée scolaire du mardi 1er septembre 2026 a été marquée par une faible affluence dans plusieurs établissements. Alors que les salles de classe ont accueilli relativement peu d’élèves, de nombreux parents poursuivaient encore les démarches d’inscription. Dans ce contexte, la prévention contre la maladie à virus Ebola s’est imposée comme l’une des priorités de cette première journée.
Dans plusieurs écoles publiques, conventionnées et privées visitées à Beni, l’ambiance était loin de celle d’une rentrée scolaire ordinaire. Les bancs n’étaient pas tous occupés et les effectifs observés au cours de cette première journée sont restés faibles.
Cette situation intervient alors que certains parents continuaient à finaliser l’inscription de leurs enfants.
Face à la vigilance maintenue autour de la maladie à virus Ebola, plusieurs établissements scolaires ont renforcé les mesures d’hygiène dès la reprise des cours.
Des dispositifs de lavage des mains ont été installés dans certaines écoles et des séances de sensibilisation ont été organisées à l’intention des élèves. L’objectif affiché est de rappeler les gestes essentiels permettant de réduire les risques de transmission et de protéger l’ensemble de la communauté éducative.
Au complexe scolaire Marie Correncon de Beni, la direction a choisi de placer la sensibilisation au premier rang des activités de cette rentrée.
« En toute conscience, nous savons que la maladie est déjà là. Et nous avons l’obligation de nous protéger nous-mêmes, de protéger les enfants mais aussi toute personne qui fréquente notre école », explique Sœur Lucie Kavugho, directrice de l’établissement.
Selon elle, une causerie morale a été organisée dès les premières heures afin de sensibiliser les élèves aux comportements à adopter.
« Nous avons également installé des dispositifs de lavage des mains et nous demandons aux élèves de respecter les règles d’hygiène, notamment le lavage régulier des mains afin de se protéger et de protéger les autres », ajoute-t-elle.
À Beni, cette première journée de classe donne ainsi le ton d’une rentrée où les enjeux éducatifs se conjuguent avec les impératifs de santé publique.
Entre inscriptions encore en cours, faible présence des élèves et renforcement des mesures d’hygiène, les établissements scolaires sont appelés à maintenir la vigilance afin de permettre la continuité des activités pédagogiques tout en contribuant aux efforts de prévention contre Ebola.
Pour les responsables scolaires, la rentrée ne se limite donc pas à rouvrir les portes des classes : elle implique également de créer un environnement suffisamment sûr pour les élèves, les enseignants et les familles.
✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI