À la veille de la rentrée scolaire prévue ce mardi 1er septembre sur l’ensemble du territoire national, l’Institut National de Santé Publique (INSP) appelle la communauté éducative à redoubler de vigilance face à la maladie à virus Ebola. Dans les zones de santé touchées par l’épidémie, la prévention et la surveillance devront occuper une place centrale afin de garantir une reprise des cours dans des conditions sanitaires sécurisées.
La cloche de la rentrée va bientôt retentir dans les écoles de la République démocratique du Congo. Mais cette reprise des activités scolaires intervient dans un contexte particulier, marqué par la poursuite de la riposte contre la maladie à virus Ebola dans plusieurs zones de santé, notamment dans les zones considérées comme des hotspots.
Face à cette situation, le Directeur général de l’Institut National de Santé Publique (INSP), Dr Dieudonné Mwamba Kazadi, invite les élèves, enseignants, parents et responsables scolaires à faire de la prévention sanitaire une priorité dès les premiers jours de classe.
Les secteurs de la Santé et de l’Éducation ont, à la suite de concertations, défini des stratégies visant à renforcer la prévention, la surveillance et la réponse face aux risques sanitaires dans les établissements scolaires. L’objectif est notamment de permettre aux enfants de reprendre le chemin de l’école tout en limitant les risques de propagation de la maladie.
Le message de l’INSP porte particulièrement sur l’observance des mesures de prévention, la vigilance face à l’apparition de signes suspects et l’orientation rapide vers les structures de santé lorsqu’une situation préoccupante est constatée.
Pour les autorités sanitaires, les établissements scolaires constituent un maillon important de la surveillance communautaire. La circulation quotidienne de nombreux élèves et enseignants impose ainsi une attention particulière aux éventuels signes de maladie et à la remontée rapide des alertes.
« La sécurité sanitaire de nos enfants et de toute la communauté éducative demeure une priorité. Une rentrée scolaire réussie est aussi une rentrée scolaire protégée », souligne le Dr Dieudonné Mwamba Kazadi.
Au-delà des dispositifs mis en place par les autorités, la réussite de cette rentrée dépendra également de l’implication des familles, des enseignants, des responsables d’écoles et des communautés.
Dans les zones affectées par l’épidémie, cette collaboration apparaît d’autant plus importante pour favoriser une détection précoce des situations suspectes et éviter les retards dans la prise en charge.
L’INSP encourage ainsi chaque acteur à contribuer à la création d’un environnement scolaire sûr, en privilégiant la vigilance, la responsabilité et le recours aux services de santé en cas de besoin.
Alors que des millions d’enfants s’apprêtent à reprendre les cours ce mardi, la rentrée scolaire 2026-2027 se présente donc également comme un test pour la capacité des secteurs de la Santé et de l’Éducation à conjuguer leurs efforts face aux risques épidémiques.
La prévention contre Ebola ne s’arrête pas aux portes des centres de traitement : elle commence aussi dans les salles de classe, dans les familles et au sein de chaque communauté.
✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI
