
La Division provinciale du Genre, Famille et Enfant du Tanganyika a organisé à Kalemie une session de formation destinée à renforcer les capacités des acteurs impliqués dans la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG).
Cette activité, financée par l’UNFPA, a réuni 30 acteurs de terrain issus des services étatiques, des structures de santé et des organisations intervenant dans la protection des femmes et des filles.
Cette formation a porté sur l’utilisation de l’outil de collecte et d’analyse des données relatives aux cas de violences basées sur le genre. Elle vise à améliorer la qualité, la complétude et la fiabilité des informations recueillies sur le terrain, afin de favoriser une meilleure prise de décision et une coordination plus efficace des interventions.
Selon les organisateurs, la disponibilité de données fiables constitue un élément essentiel dans la lutte contre les VBG. Elle permet d’identifier les tendances, de localiser les zones les plus touchées, d’évaluer les besoins des survivantes et d’orienter les ressources vers les services les plus adaptés.
Les participants ont été formés aux méthodes de collecte, de saisie, d’analyse et de transmission des données, dans le respect des principes de confidentialité, de sécurité et de protection des survivantes. L’accent a également été mis sur l’importance d’un reporting régulier et harmonisé entre les différents intervenants afin de garantir la cohérence des informations produites.
Cette initiative s’inscrit dans les efforts menés par les autorités provinciales et leurs partenaires pour renforcer le système de gestion de l’information sur les violences basées sur le genre dans le Tanganyika, une province confrontée à de nombreux défis humanitaires et sociaux. Les conflits communautaires, les déplacements de populations et les vulnérabilités économiques continuent d’exposer les femmes et les filles à diverses formes de violences.
À travers cet appui, l’UNFPA entend contribuer à l’amélioration de la prise en charge des survivantes en dotant les acteurs locaux d’outils performants pour documenter les cas, suivre l’évolution du phénomène et orienter les réponses de manière plus efficace.
Les organisateurs ont exprimé leur volonté de poursuivre ce type de renforcement des capacités afin de consolider le système provincial de collecte des données et de soutenir les efforts de prévention et de lutte contre les violences basées sur le genre dans l’ensemble du Tanganyika.
✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI