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RDC : 5 375 cas confirmés d’Ebola recensés dans six provinces, la transmission reste active

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Spread the loveLa République démocratique du Congo fait toujours face à une transmission active de la maladie à virus Ebola. Selon le rapport de situation publié le 21 août 2026 par l’Institut national de santé publique (INSP), 5 375 cas confirmés ont été enregistrés dans six provinces et 56 zones de santé. Malgré la persistance […]

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La République démocratique du Congo fait toujours face à une transmission active de la maladie à virus Ebola. Selon le rapport de situation publié le 21 août 2026 par l’Institut national de santé publique (INSP), 5 375 cas confirmés ont été enregistrés dans six provinces et 56 zones de santé. Malgré la persistance de nouvelles contaminations, les autorités sanitaires indiquent qu’aucune nouvelle extension géographique de l’épidémie n’a été observée au 20 août.

La maladie à virus Ebola continue de représenter un défi majeur pour le système de santé congolais. Le dernier rapport de situation de l’INSP, portant sur les données arrêtées au 20 août 2026, fait état de 5 375 cas confirmés, répartis dans six provinces et 56 zones de santé.

Le bilan fait également ressortir 2 557 décès parmi les cas confirmés, soit un taux de létalité global de 47,6 %. En parallèle, 1 167 personnes ont été déclarées guéries, tandis que 737 patients sont actuellement en isolement ou hospitalisés.

Les autorités sanitaires précisent toutefois que ces données restent évolutives. Elles peuvent être réajustées au fur et à mesure de la consolidation, de la validation et de l’harmonisation des informations transmises par les provinces et les différents piliers de la riposte.

L’Ituri reste de loin la province la plus touchée. Le virus y a été détecté dans 28 des 36 zones de santé, notamment à Aru, Bunia, Rwampara, Mongbwalu, Bambu, Komanda, Lita, Mambasa, Mangala, Nyakunde, Mahagi et Adja, entre autres.

Le Nord-Kivu arrive en deuxième position avec 12 zones de santé affectées sur 34, notamment Beni, Butembo, Goma, Kalunguta, Katwa, Kyondo, Oicha, Vuhovi, Mabalako, Masereka, Musienene et Lubero.

Dans le Haut-Uélé, six zones de santé sur treize sont concernées. Il s’agit notamment de Boma-Mangbetu, Gambari, Isiro, Pawa, Rungu et Wamba.

La Tshopo compte pour sa part sept zones de santé touchées sur 23, tandis que le Bas-Uélé enregistre deux zones affectées sur onze.

Au Sud-Kivu, une seule zone de santé, Miti-Murhesa, demeure concernée. Le rapport souligne que cette zone totalise 82 jours sans nouveau cas confirmé, un indicateur encourageant pour la maîtrise de la transmission dans cette partie du pays.

Au total, 56 zones de santé sur les 151 que comptent les six provinces concernées sont affectées par l’épidémie.

Malgré l’ampleur du bilan, la riposte nationale relève une évolution jugée contenue de la situation sur le plan géographique.

« La progression quotidienne demeure contenue, sans nouvelle extension géographique de l’épidémie », souligne le rapport de situation.

Cette évolution ne signifie toutefois pas que l’épidémie est sous contrôle. La transmission reste active et nécessite le maintien des opérations de surveillance, d’investigation, d’isolement et de prise en charge des malades.

L’Organisation mondiale de la santé rappelle que cette épidémie est provoquée par le virus Ebola de l’espèce Bundibugyo, pour laquelle il n’existe pas encore de vaccin ou de traitement spécifique homologué, tandis que des travaux de recherche et des essais sont en cours.

La surveillance épidémiologique demeure l’un des principaux axes de la réponse. Selon l’INSP, le taux global de suivi des contacts atteint 85,5 %.

Le rapport indique également que la quasi-totalité des cas suspects ont fait l’objet d’une investigation.

Aux différents points d’entrée et de contrôle, les voyageurs continuent de bénéficier de mesures de surveillance comprenant notamment le dépistage, le lavage des mains et la sensibilisation sur les moyens de prévention et les signes de la maladie.

Ces dispositifs sont particulièrement importants dans les zones caractérisées par une forte mobilité des populations et des échanges commerciaux.

La riposte prévoit également de renforcer la coordination entre les provinces affectées.

Le gestionnaire de l’incident poursuit ainsi sa tournée de terrain et pilote le lancement de l’initiative interprovinciale baptisée « Fleuve sans MVE ».

Cette initiative vise à renforcer la collaboration entre les différentes zones touchées, notamment autour de la surveillance, du partage d’informations et de la prévention de la propagation du virus le long des principaux axes de mobilité.

En parallèle, la mobilisation des partenaires techniques et financiers se poursuit afin de répondre aux besoins prioritaires et d’appuyer les équipes engagées sur le terrain.

La réponse à l’épidémie ne repose pas uniquement sur les interventions médicales. Le rapport met également en avant le rôle de l’engagement communautaire.

Les équipes chargées de la communication et de l’engagement communautaire poursuivent les activités auprès des familles, des jeunes et des leaders locaux.

Ces interventions visent notamment à combattre les rumeurs, renforcer la confiance envers la riposte et accompagner les ménages affectés par la maladie.

Une attention particulière est également accordée aux enfants devenus orphelins ou séparés de leurs familles à la suite de l’épidémie.

Pour l’OMS, l’implication des communautés constitue un élément essentiel pour parvenir à contrôler durablement une flambée d’Ebola.

Avec 5 375 cas confirmés, 2 557 décès et 1 167 guérisons au 20 août selon le rapport de l’INSP, la RDC fait face à une crise sanitaire d’une ampleur exceptionnelle.

Les données internationales publiées autour de la même période confirment que l’épidémie demeure l’une des plus importantes jamais enregistrées en RDC. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies rapportait, sur des données arrêtées au 19 août, 5 290 cas confirmés et 2 516 décès, tout en précisant que les chiffres font l’objet d’un processus continu de révision et d’harmonisation.

Dans ce contexte, le maintien de la surveillance épidémiologique, le suivi des contacts, la prise en charge rapide des malades, la prévention et le contrôle des infections ainsi que l’implication des communautés restent déterminants pour interrompre les chaînes de transmission.

Les autorités sanitaires invitent par ailleurs toute personne présentant des symptômes suspects ou ayant été exposée à un cas à contacter rapidement les services compétents. Le numéro gratuit 151 est mis à disposition pour les alertes et les informations liées à Ebola.

✍️ APD

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