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RDC : plus de 30 000 emplois annoncés par le PNUD, la lutte contre la pauvreté reste un défi majeur

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Spread the loveÀ l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a présenté les résultats de ses interventions en République démocratique du Congo, notamment dans la création d’emplois et l’inclusion financière. Les autorités congolaises et les organisations partenaires ont, de leur côté, souligné la […]

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À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a présenté les résultats de ses interventions en République démocratique du Congo, notamment dans la création d’emplois et l’inclusion financière. Les autorités congolaises et les organisations partenaires ont, de leur côté, souligné la nécessité de renforcer les actions de développement et de préserver les infrastructures publiques au bénéfice des populations.

La lutte contre la pauvreté en République démocratique du Congo nécessite des solutions durables, adaptées aux réalités des communautés et capables d’améliorer concrètement les conditions de vie des ménages. C’est le message qui ressort des différentes interventions prononcées lors d’une journée portes ouvertes accompagnée d’une exposition photographique intitulée « Visages de la résilience », suivie d’un déjeuner de presse organisé à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté.

Ouverte par le représentant résident du PNUD en RDC, Kamil Kamaluddeen,cette rencontre, placée sous le thème « Mettre fin à la pauvreté grâce à des solutions durables : renforcer la résilience des communautés face aux défis économiques, sociaux et climatiques », a permis de présenter les actions menées par le PNUD et ses partenaires, tout en mettant en évidence les défis qui restent à relever dans le pays.

Prenant la parole, le représentant résident en charge du programme, a présenté les principaux résultats des interventions de son institution dans le domaine de la lutte contre la pauvreté.

Selon les chiffres avancés lors de son intervention, les programmes soutenus par le PNUD ont contribué à la création de plus de 30 000 emplois en RDC, dont 55 % occupés par des femmes.

Pour le représentant résident, l’accès à l’emploi constitue un levier essentiel de réduction de la pauvreté, puisqu’il permet aux ménages de mieux répondre à leurs besoins, notamment en matière d’alimentation, de santé et d’éducation.

Il a également souligné que les revenus générés par les femmes peuvent contribuer à améliorer le bien-être familial, à favoriser la scolarisation des enfants et à renforcer l’autonomie économique des ménages.

Au-delà de la création directe d’emplois, le PNUD accompagne les petites et moyennes entreprises afin de soutenir le développement de leurs activités et de favoriser la création indirecte de nouvelles opportunités professionnelles.

L’inclusion financière constitue un autre axe important de cette intervention. Le représentant résident en charge du programme a indiqué que les actions de son institution avaient facilité l’accès au financement de plus de 110 000 nouveaux clients auprès d’institutions financières, dont près de 44 % de femmes.

Il a précisé que le PNUD ne distribue pas directement des fonds aux bénéficiaires, mais accompagne notamment les institutions de microfinance afin qu’elles puissent améliorer leur capacité à proposer des crédits aux populations.

Cette démarche vise à faciliter l’accès aux ressources financières, particulièrement pour les personnes vulnérables et celles qui rencontrent des difficultés pour financer leurs activités économiques.

Le représentant résident a expliqué que l’accompagnement du PNUD repose sur plusieurs axes complémentaires.

Le premier concerne la création d’opportunités économiques inclusives, à travers l’emploi, l’accès au crédit et le renforcement de l’inclusion financière.

Le deuxième porte sur la transformation des territoires, notamment par le rapprochement des services publics des communautés. Il s’agit entre autres de faciliter l’accès à l’éducation, aux soins de santé et aux services administratifs, particulièrement dans les zones rurales.

Le troisième axe vise à renforcer la résilience des populations face aux différents chocs, notamment les conflits armés, les violences et les changements climatiques.

Enfin, le quatrième concerne le renforcement du leadership du gouvernement dans la conduite des politiques de développement, en collaboration avec le ministère du Plan.

Pour le PNUD, ces différentes interventions doivent contribuer à améliorer les conditions de vie des populations et à renforcer leur capacité à faire face aux difficultés économiques et sociales.

Les résultats présentés par le PNUD ont également été illustrés par le témoignage d’une organisation partenaire engagée dans la mise en œuvre de programmes destinés aux populations vulnérables.

L’intervenant a expliqué que l’accompagnement des communautés repose notamment sur l’identification de leurs besoins, de leurs compétences et de leurs aspirations, afin de proposer des activités économiques adaptées à leurs réalités.

Selon lui, il est important de ne pas imposer une activité aux bénéficiaires, mais de les aider à choisir des initiatives viables susceptibles d’améliorer durablement leurs conditions de vie.

Le témoin a notamment insisté sur le principe consistant à former les bénéficiaires avant de leur fournir des équipements ou des moyens financiers pour démarrer leurs activités.

L’objectif est de renforcer leurs capacités de gestion et de leur permettre de développer progressivement leur autonomie économique.

L’organisation partenaire a également évoqué les mécanismes communautaires d’épargne et de crédit, notamment les systèmes d’épargne et de crédit internes villageois (SAVEC), ainsi que les groupes de solidarité.

Ces dispositifs permettent aux membres des communautés de mobiliser des ressources financières, de soutenir leurs activités génératrices de revenus et de développer des initiatives économiques collectives.

Le suivi des bénéficiaires constitue également un élément important de cette approche. Au-delà de l’appui matériel ou financier, les conseils en gestion permettent d’évaluer l’évolution des activités et d’identifier les ajustements nécessaires pour assurer leur viabilité.

L’intervenant a par ailleurs salué la collaboration entre le PNUD, les organisations locales de la société civile, les services publics et les autorités locales. Il a souligné l’importance de cette coopération, y compris dans les zones affectées par les conflits et l’instabilité dans l’est de la RDC.

Prenant la parole au nom du ministre d’État chargé du Plan, le secrétaire général au Plan a, pour sa part, mis l’accent sur la responsabilité des autorités congolaises dans la préservation des infrastructures publiques réalisées dans le cadre des programmes de développement.

Évoquant le Programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T), il a rappelé que la réalisation des ouvrages ne représente qu’une étape du processus de développement. Leur protection, leur entretien et leur utilisation au bénéfice des communautés nécessitent également un engagement des autorités nationales et locales.

« Les écoles qui sont construites, les centres de santé, les bâtiments administratifs, c’est à nous de les protéger », a-t-il déclaré en substance, selon la transcription de son intervention.

Il a ainsi appelé les responsables publics et les communautés à préserver ces infrastructures afin qu’elles puissent continuer à répondre aux besoins des populations.

Le secrétaire général au Plan a également souligné l’importance de l’action publique dans les territoires où certaines communautés ont longtemps manqué d’infrastructures de base.

Il a salué les efforts engagés en faveur du développement local, tout en rappelant que la responsabilité de l’État ne s’arrête pas à la construction des ouvrages : elle comprend aussi la garantie de leur fonctionnement et de leur pérennité.

Dans son discours, le représentant du ministre d’État chargé du Plan a également rappelé que la lutte contre la pauvreté ne peut se limiter à la seule question des revenus.

Elle suppose aussi de réduire les obstacles qui empêchent les populations d’accéder aux services essentiels, notamment au logement décent, à l’eau potable, à l’assainissement, à l’énergie, à l’éducation et aux soins de santé.

Il a notamment évoqué les efforts du gouvernement en faveur du développement local à travers le PDL-145T, ainsi que la gratuité de l’enseignement primaire, présentée comme une mesure destinée à alléger les charges des familles et à favoriser l’accès des enfants à l’école.

Le responsable a également insisté sur la nécessité de mieux orienter les ressources naturelles, les investissements publics et les appuis des partenaires techniques et financiers vers la réduction des privations dont souffrent les populations.

Les chiffres relatifs à la pauvreté cités dans son intervention soulignent, l’ampleur des efforts à poursuivre pour améliorer les conditions de vie des Congolais.

Malgré les résultats annoncés en matière d’emploi et d’inclusion financière, les interventions ont mis en évidence l’importance des défis qui persistent en RDC.

La création d’emplois, l’accès au crédit, le développement des infrastructures et le renforcement des capacités des communautés constituent des leviers complémentaires, mais leur impact dépend notamment de la continuité des programmes, de la qualité de leur mise en œuvre et de leur adaptation aux besoins locaux.

La préservation des infrastructures publiques, l’accompagnement des bénéficiaires et la coordination entre les pouvoirs publics, le PNUD et les organisations de la société civile apparaissent ainsi comme des conditions importantes pour consolider les acquis.

À travers cette journée portes ouvertes et l’exposition photographique « Visages de la résilience », le PNUD et ses partenaires ont mis en avant une approche de la lutte contre la pauvreté fondée sur des solutions durables, l’autonomie économique et le renforcement de la résilience des communautés.

Le défi reste désormais de faire en sorte que ces initiatives se traduisent par des améliorations durables et mesurables des conditions de vie des populations, dans les grandes villes comme dans les territoires les plus éloignés.

✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI

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