Le gouvernement de la République démocratique du Congo a adopté, vendredi 29 mai à Kinshasa, une Stratégie nationale de valorisation, de certification et de monétisation des ressources forestières, dans le but de transformer les vastes richesses forestières du pays en véritable levier de croissance économique durable.
Approuvée lors du Conseil des ministres sur proposition de la ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle économie du climat, Marie Nyange Ndambo, cette stratégie vise à renforcer la contribution des ressources forestières à l’économie nationale tout en consolidant les efforts de préservation de l’environnement.
Selon le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, cette réforme s’inscrit dans une vision de souveraineté financière, environnementale et économique.
« Cette stratégie renforce la souveraineté financière, environnementale et économique grâce à une architecture de standards internationaux crédibles permettant d’évaluer les résultats à chaque étape franchie », a-t-il expliqué.
Le document stratégique repose sur trois piliers essentiels : la mise en place d’un dispositif progressif de valorisation, de certification et de monétisation des ressources forestières, la création d’un registre carbone souverain fiable et crédible, ainsi que le développement de mécanismes de financement innovants adaptés au contexte congolais.
À travers cette initiative, les autorités congolaises entendent mieux structurer la gestion durable des forêts, accroître leur valeur économique et attirer davantage de financements internationaux liés aux crédits carbone et à la protection des écosystèmes.
Le gouvernement ambitionne également de positionner la RDC parmi les références mondiales en matière de gestion durable des ressources forestières, à l’instar du Brésil et de l’Indonésie, tout en faisant de ses forêts un atout majeur dans la lutte contre le changement climatique.
Présentée comme un outil stratégique de développement durable, cette réforme devrait contribuer à renforcer la gouvernance du secteur forestier, promouvoir une économie verte et créer de nouvelles opportunités de financement pour le pays.
Sa mise en œuvre sera assurée en coordination avec les différentes institutions concernées, sous la supervision d’un comité de pilotage chargé du suivi et de l’évaluation des actions prévues.
✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI
