
Près de cinq mois après leur transfert sur le site de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS), dans la commune de N’sele, les sinistrés de Pakajuma vivent toujours dans des conditions de grande précarité. Manque d’eau potable, absence de soins de santé adaptés et surtout conditions hygiéniques préoccupantes marquent leur quotidien, suscitant une inquiétude croissante.
Installés sur un site géré par la Caisse nationale de prévoyance sociale, ces milliers de familles affirment faire face à une situation devenue difficilement supportable, malgré leur relocalisation censée améliorer leurs conditions de vie.
L’accès à l’eau potable demeure l’un des principaux défis. Les habitants doivent parcourir de longues distances ou attendre plusieurs heures pour se procurer de l’eau, souvent en quantité insuffisante.
Cette situation augmente les risques de maladies hydriques et accentue la vulnérabilité des enfants et des personnes âgées.

« Nous passons parfois plusieurs heures à chercher de l’eau. Les enfants souffrent et nous ne savons plus à qui nous adresser », témoigne une mère de famille.
Au-delà du manque d’eau, les conditions hygiéniques sur le site sont jugées préoccupantes.
L’insuffisance de latrines fonctionnelles oblige certaines familles à recourir à des pratiques inadaptées, aggravant les risques sanitaires. Les déchets ménagers s’accumulent dans plusieurs coins du site, faute de système organisé de collecte.
Cette situation favorise la prolifération de moustiques, d’odeurs nauséabondes et augmente les risques de maladies diarrhéiques, de choléra et d’infections diverses, notamment chez les enfants.
Les sinistrés déplorent également l’absence de structures sanitaires proches. En cas de maladie, les déplacements vers les centres de santé deviennent difficiles et coûteux.
« Ici, lorsqu’un enfant tombe malade, c’est un véritable problème. Nous n’avons pas de centre de santé à proximité »,
explique un habitant.
Insalubrité et promiscuité persistantes
La promiscuité sur le site aggrave encore davantage la situation.
Les abris de fortune, combinés au manque d’hygiène générale, créent un environnement propice à la propagation des maladies. L’absence d’un système régulier d’assainissement rend la gestion des déchets presque inexistante.
Face à cette réalité, les sinistrés estiment être abandonnés après leur relocalisation. Ils appellent les autorités et les partenaires humanitaires à intervenir urgemment pour améliorer leurs conditions de vie.
Ils plaident notamment pour :
l’accès régulier à l’eau potable ;
la mise en place de latrines et infrastructures d’hygiène adéquates ;
un système de gestion des déchets ;
l’amélioration de l’accès aux soins de santé ;
et un accompagnement des familles vulnérables.
Alors que les besoins humanitaires restent importants, les sinistrés de Pakajuma espèrent une réponse rapide afin de retrouver des conditions de vie dignes, sûres et hygiéniques sur le site de N’sele.
✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI