
La propagation de la maladie à virus Ebola dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu a accentué une situation humanitaire déjà critique dans le nord-est de la République démocratique du Congo, a alerté jeudi la ministre d’État en charge des Affaires sociales.
Lors d’un briefing presse consacré à l’évaluation de la riposte, trente jours après la déclaration officielle de l’épidémie, la ministre d’État en charge des Affaires sociales, Eve Bazaiba, a indiqué que les projections humanitaires établies dès décembre 2025 annonçaient déjà plus de 15 millions de personnes en situation de vulnérabilité pour l’année en cours.
Selon elle, l’apparition et la progression de l’épidémie d’Ebola sont venues aggraver une crise déjà structurelle, rendant l’intervention humanitaire encore plus urgente et complexe.
« Nous estimons que l’épidémie d’Ebola constitue désormais une urgence humanitaire majeure qui n’avait pas été initialement prévue dans les projections. Toutefois, elle relève de la solidarité nationale et des mécanismes d’intervention soutenus par le ministère des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale », a-t-elle déclaré.
La ministre a également tenu à rassurer sur la gestion des ressources mobilisées pour la riposte, affirmant que les mécanismes de suivi et de traçabilité des fonds sont opérationnels et transparents.
Elle a précisé que les données relatives aux financements sont accessibles au public, notamment à travers les plateformes du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU, OCHA.
« Les données relatives à ces financements sont publiques. Elles peuvent être consultées sur les plateformes de l’OCHA. Je tenais à apporter cette clarification », a-t-elle ajouté.
Alors que les autorités sanitaires et humanitaires intensifient les efforts dans les zones touchées, cette déclaration met en lumière l’ampleur des besoins et la pression croissante sur les dispositifs d’intervention dans l’Est du pays.
✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI