
Les équipes engagées dans la lutte contre la maladie à virus Ebola dans la province de l’Ituri continuent de faire face à d’importants défis, malgré les efforts déployés pour endiguer l’épidémie. Dans la zone de santé de Nizi, située dans le territoire de Djugu, les autorités sanitaires alertent sur la poursuite de la transmission du virus et le déficit d’infrastructures indispensables à une prise en charge efficace des patients.
La situation demeure préoccupante dans cette zone de santé située au nord de Bunia. Selon les responsables sanitaires, des décès communautaires sont enregistrés presque quotidiennement, signe que le virus continue de circuler activement au sein de la population.
Le médecin-chef de la zone de santé de Nizi déplore le manque de personnel qualifié, de moyens logistiques et de ressources financières pour assurer une riposte efficace. Il souligne également l’absence d’un Centre de traitement Ebola (CTE) et d’un laboratoire de diagnostic sur place, obligeant les équipes à transférer les échantillons et les patients vers d’autres localités, ce qui retarde la prise en charge.
Face à cette situation, le responsable sanitaire plaide pour l’installation urgente d’un centre de traitement Ebola à Nizi ainsi que de centres de transit à Lopa, Linji et Iga-Barrière. Ces structures permettraient d’améliorer la prise en charge des malades, d’accélérer le diagnostic et de réduire les risques de propagation du virus.
Selon les dernières statistiques publiées par l’Institut national de santé publique (INSP), la zone de santé de Nizi enregistre déjà 30 cas confirmés d’Ebola, dont six décès. Les autorités sanitaires poursuivent les activités de surveillance, de recherche des contacts, de sensibilisation communautaire et de vaccination afin de contenir l’épidémie.
Les acteurs de la riposte estiment toutefois qu’un renforcement rapide des capacités opérationnelles, tant en infrastructures qu’en ressources humaines et financières, est indispensable pour freiner durablement la transmission du virus dans cette partie de l’Ituri.
✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI