
Quarante journalistes issus de radios communautaires de la province de l’Ituri, dont 17 femmes, ont bénéficié d’un atelier de renforcement des capacités sur la communication des risques liés à la maladie à virus Ebola. Les participants provenaient notamment de Nia-Nia, Mongbwalu, Komanda, Nizi, Kaseyi et Mambasa.
Cette formation, organisée du 8 au 9 juillet à Bunia par l’UNESCO, en collaboration avec la Fédération des Radios de Proximité du Congo (FRPC) et le ministère de la Communication et Médias, visait à améliorer la qualité de l’information diffusée dans le contexte de la riposte contre Ebola.
Au cours des travaux, les journalistes ont été formés à la communication des risques sanitaires, au traitement responsable de l’information en période d’épidémie, à la vérification des faits (fact-checking) ainsi qu’à la lutte contre la désinformation.

Face à la résurgence de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo et à la propagation persistante des rumeurs, l’UNESCO a rappelé le rôle déterminant des médias communautaires dans la diffusion d’informations fiables, particulièrement en langues locales. L’organisation estime que ces radios constituent un relais essentiel pour promouvoir les comportements préventifs et renforcer la confiance entre les communautés et les équipes de santé.
Les échanges ont également permis de partager les bonnes pratiques en matière de couverture médiatique des crises sanitaires et de souligner l’importance des radios communautaires dans la sensibilisation des populations vivant dans les zones rurales, enclavées ou touchées par les épidémies.
À l’issue de la formation, les 40 journalistes se sont engagés à mettre en pratique les connaissances acquises afin de contribuer activement à la lutte contre la désinformation sanitaire et à la prévention des épidémies dans leurs communautés.
✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI