
Le ministre des Postes et Télécommunications, José Mpanda, a visité mercredi 26 août les nouveaux équipements acquis et installés par l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC). Ces dispositifs doivent permettre de renforcer le contrôle de la qualité des services de télécommunications en République démocratique du Congo, dans un contexte marqué par de nombreuses plaintes des usagers sur la qualité des communications mobiles.
Selon les explications fournies à cette occasion, ces nouveaux outils permettront notamment à l’ARPTC d’assurer un suivi plus précis de la qualité des services offerts par les réseaux de télécommunications, de contrôler les flux et de gérer le spectre des fréquences.
Ils devraient également faciliter l’accès aux données fournies par les opérateurs, leur traitement et leur transmission aux décideurs afin de permettre une meilleure prise de décision dans le secteur.
Grâce à ces dispositifs, le régulateur entend disposer de données techniques permettant d’identifier objectivement les éventuels manquements des opérateurs. Des sanctions ou pénalités pourront, le cas échéant, être appliquées conformément à la réglementation en vigueur.
Malgré cette annonce, la société civile estime que les attentes de la population restent fortes. Le coordonnateur de la Nouvelle société civile congolaise (NSCC), Jonas Tshiombela, s’est dit déçu par la communication du ministère, estimant que l’opinion publique espérait des mesures susceptibles d’améliorer rapidement la qualité des services.
« La population congolaise est restée sur sa soif. Aucun espoir à ce jour d’améliorer nos communications, les coûts et les perturbations observées. Le peuple congolais a droit à des services de bonne qualité, car il paie des milliers de fonds », a déclaré Jonas Tshiombela.
Il appelle ainsi les autorités à s’attaquer davantage aux difficultés rencontrées par les utilisateurs des services de télécommunications, notamment la qualité des communications, les perturbations des réseaux et le coût des services.
L’acquisition de ces équipements constitue donc une étape dans le renforcement des capacités de contrôle de l’ARPTC. Reste à voir si leur utilisation permettra, à terme, d’améliorer concrètement la qualité des services dont bénéficient les abonnés à travers le pays.
✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI