
L’épidémie de la maladie à virus Ebola continue de mobiliser les équipes de riposte en République démocratique du Congo. Selon le rapport de situation de l’Institut national de santé publique (INSP) portant sur les données arrêtées au 30 août 2026 et publié le 31 août, six provinces sont actuellement concernées par l’épidémie, avec 60 zones de santé touchées.
Au total, 6 100 cas confirmés ont été enregistrés dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, du Haut-Uélé, du Bas-Uélé et de la Tshopo.

Le bilan fait état de 2 950 décès parmi les cas confirmés, soit un taux de létalité global de 48,4 %. Par ailleurs, 1 383 patients sont déclarés guéris, tandis que 814 personnes sont actuellement en isolement ou hospitalisées.
Le suivi des contacts demeure un élément central de la riposte. Le rapport indique un taux global de suivi des contacts de 86,3 %, supérieur au seuil opérationnel de 85 % fixé par les équipes de réponse.

L’Ituri demeure la province la plus affectée, avec 28 zones de santé touchées sur 36. Parmi elles figurent notamment Aru, Aungba, Bambu, Bunia, Damas, Drodro, Gety,Àà Kilo, Komanda, Lita, Logo, Mambasa, Mangala, Mongbwalu, Nizi, Nyankunde, Rimba, Rwampara, Tchomia, Mahagi et Adja.
Le Nord-Kivu compte pour sa part 15 zones de santé touchées sur 34, notamment Beni, Biena, Butembo, Goma, Kalunguta, Katwa, Kyondo, Oicha, Vuhovi, Lubero et Mabalako.
Le Sud-Kivu ne compte qu’une zone de santé affectée, Miti-Murhesa, qui totalise 91 jours sans nouveau cas confirmé, selon le rapport.
Dans le Haut-Uélé, six zones de santé sur 13 sont touchées, contre trois sur 11 dans le Bas-Uélé. La Tshopo compte également sept zones de santé affectées sur 23.
Le rapport souligne une stabilisation de l’extension géographique de l’épidémie. Aucune nouvelle zone de santé n’a été touchée au cours des 24 dernières heures couvertes par le rapport.
Les interventions restent donc concentrées dans les foyers déjà identifiés, avec une attention particulière accordée à l’Ituri, considérée comme le principal épicentre de l’épidémie.
Les équipes de riposte poursuivent notamment l’investigation des cas suspects validés, le transfert des personnes nécessitant une prise en charge, la surveillance des contacts, la décontamination des ménages et des structures de soins, les prélèvements sécurisés ainsi que les visites à domicile.
Les autorités sanitaires appellent les populations, les leaders communautaires et religieux ainsi que les partenaires à renforcer leur collaboration avec les équipes de riposte.
Le signalement précoce des alertes, le recours rapide aux soins et le respect des mesures de prévention restent essentiels pour limiter la transmission du virus et protéger les communautés.

Les autorités rappellent également que les données restent évolutives et peuvent être ajustées après consolidation, validation et harmonisation des informations transmises par les provinces et les différents piliers de la riposte.
Pour tout symptôme ou cas suspect, la population est invitée à appeler gratuitement le numéro 151.
✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI