
L’Ordre national des infirmiers du Congo (ONIC) souhaite renforcer sa collaboration avec les médias afin d’améliorer l’information des communautés sur la vaccination et de contribuer à l’augmentation de la couverture vaccinale en République démocratique du Congo. L’appel a été lancé mardi 29 septembre 2026, lors d’une réunion d’échange avec les organes de presse à Kinshasa.
Organisée en collaboration avec le Programme élargi de vaccination (PEV), avec le financement de la Fondation Gates et la mise en œuvre d’ENDA Santé, cette rencontre s’inscrit dans le cadre du projet de plaidoyer « Sauvons nos enfants par la vaccination ». Elle vise à rapprocher les professionnels infirmiers des journalistes afin de renforcer la sensibilisation des populations sur l’importance de la vaccination.
Selon Caroline Phuati, première vice-présidente de l’ONIC, plusieurs activités ont déjà été menées autour de la vaccination avec l’accompagnement du PEV. La rencontre avec les médias constitue une étape supplémentaire pour élargir la portée de ces actions.
« L’objectif aujourd’hui, c’était que les journalistes puissent nous accompagner. Les journalistes peuvent sensibiliser, ils peuvent éduquer et donner la bonne information par rapport à la vaccination », a-t-elle expliqué.
Pour l’ONIC, les médias disposent d’une capacité importante pour atteindre différentes couches de la population, notamment au niveau communautaire. L’organisation souhaite ainsi voir les journalistes contribuer à la diffusion d’informations fiables, à la sensibilisation des familles et à la lutte contre les rumeurs et la désinformation liées aux vaccins.
Cette collaboration repose également sur le rôle opérationnel des infirmiers dans les activités de vaccination. Présents sur le terrain, ces professionnels disposent d’une connaissance pratique des réalités auxquelles sont confrontées les communautés.
« L’infirmier, c’est lui en principe qui vaccine, c’est lui qui est au niveau opérationnel. Alors on s’est dit, si l’infirmier travaille ensemble avec les journalistes, les choses peuvent bien marcher », a déclaré Caroline Phuati.
L’objectif est donc de créer une complémentarité entre l’expertise des professionnels infirmiers et la capacité des médias à informer, sensibiliser et atteindre un public plus large.
L’ONIC identifie notamment parmi les obstacles à la vaccination les fausses croyances, les rumeurs, la désinformation, la faible connaissance du calendrier vaccinal ainsi que le déficit d’information de certains parents.
Dans ce contexte, l’organisation encourage les infirmiers à fournir aux parents et aux communautés des informations claires, exactes et compréhensibles sur la vaccination.
Ils sont également appelés à écouter avec respect et bienveillance les préoccupations, les questions et les éventuelles hésitations des familles, afin de mieux répondre à leurs attentes et renforcer la confiance dans les services de vaccination.
L’ONIC invite par ailleurs les professionnels infirmiers à contribuer à la lutte contre les rumeurs et les fausses informations en apportant aux familles des explications fondées sur les données disponibles.
Pour l’organisation, une meilleure collaboration entre les infirmiers et les médias peut contribuer à élargir la portée des messages de sensibilisation et à toucher davantage de communautés.
À travers cette démarche, l’ONIC entend renforcer la confiance des populations, améliorer leur compréhension de la vaccination et contribuer à l’augmentation de la couverture vaccinale en République démocratique du Congo.
Pour l’organisation, le principe « informer, comprendre, agir ensemble » doit permettre de mobiliser les professionnels de santé, les médias et les communautés autour d’un objectif commun : faire en sorte que chaque enfant congolais puisse bénéficier de la vaccination.
✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI