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Dialogue national en RDC : les femmes réclament au moins 30 % de représentation

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À l’approche du dialogue national en République démocratique du Congo, la question de la participation effective des femmes s’impose dans le débat. Le Réseau des parlementaires engagés pour la masculinité positive a signé, lundi 5 octobre 2026 à Kinshasa, une note de plaidoyer appelant à garantir un quota minimal de 30 % de femmes dans les délégations et mécanismes liés au dialogue, à la négociation, à la médiation et au suivi des accords de paix.

Le plaidoyer porté par les parlementaires vise à renforcer la participation des femmes dans les différents processus liés à la paix et au dialogue national en RDC.

Pour les initiateurs de cette démarche, la présence des femmes ne devrait pas être limitée à une participation symbolique. Elles doivent pouvoir prendre part aux discussions et contribuer aux décisions qui engagent l’avenir du pays.

Le quota proposé concerne les délégations et mécanismes liés au dialogue national, mais également ceux consacrés à la négociation, à la médiation et au suivi des accords de paix.

Les parlementaires souhaitent par ailleurs que cette représentation tienne compte de la diversité des profils féminins. Ils citent notamment les femmes issues des communautés affectées par les conflits, de la société civile, des organisations féminines et de la jeunesse.

La masculinité positive au service de la participation des femmes

Cette initiative est portée par des sénateurs et députés réunis au sein du Réseau des parlementaires engagés pour la masculinité positive.

À cette occasion, ces parlementaires ont appelé la communauté internationale, les responsables politiques et les différents acteurs de paix à soutenir cette démarche.

Ils ont également réaffirmé leur engagement à promouvoir le partenariat, le respect, l’égalité entre les hommes et les femmes ainsi que la non-violence.

Pour eux, les parlementaires ont un rôle à jouer dans la promotion des initiatives favorisant la participation des femmes aux processus de paix et aux espaces de décision.

Les initiateurs du plaidoyer considèrent la participation des femmes comme un enjeu démocratique majeur.

Ils estiment qu’une implication effective des femmes peut contribuer à construire un processus de paix plus inclusif et durable, tout en renforçant la cohésion nationale.

Leur position repose sur une conviction : la participation des femmes ne doit être perçue ni comme une faveur ni comme un privilège, mais comme une nécessité dans la construction d’une société plus équilibrée.

Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), partenaire du processus, a encouragé cette initiative portée par les parlementaires engagés.

Représenté par Mme Claudine Rusasura, le PNUD a salué une démarche fondée sur l’approche de la masculinité positive, considérée comme un levier susceptible de favoriser des transformations dans la société.

Selon le PNUD, l’engagement des parlementaires constitue un signal important à l’endroit des institutions et de l’ensemble de la société. La promotion des droits des femmes, souligne-t-il, relève d’une responsabilité collective.

À travers cette note de plaidoyer, les parlementaires réaffirment ainsi leur volonté d’accompagner les efforts nationaux en faveur de la paix, de l’égalité et de la cohésion nationale.

La demande d’un minimum de 30 % de femmes dans les délégations et mécanismes liés au dialogue national place désormais la question de la représentativité féminine au cœur des discussions sur l’avenir du processus de paix en RDC.

Pour les femmes congolaises, l’enjeu est donc de passer d’une présence dans les consultations à une participation effective aux espaces où se prennent les décisions.

✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI

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