Présidée par le ministre de la Santé publique, une conférence de presse tenue ce samedi 16 mai 2026 à Kinshasa a fait le point sur la riposte contre l’épidémie d’Ebola en Ituri. L’Institut national de santé publique (INSP) annonce la finalisation d’un plan élargi intégrant plusieurs provinces à risque, dont Kinshasa.
Au cours de cette rencontre avec la presse nationale et internationale, l’Institut national de santé publique (INSP) a présenté les avancées liées à la riposte en cours face à la recrudescence de la maladie en Ituri, où plus de 80 décès et plusieurs cas contacts ont été enregistrés.
Le Directeur général de l’INSP, le Dr Dieudonné Mwamba Kazadi, a indiqué que le plan de riposte est actuellement en phase de finalisation. Celui-ci prend en compte non seulement les zones déjà touchées, mais également les provinces considérées comme à risque.
« Nous sommes en train de finaliser le plan de riposte en prenant en compte non seulement les trois zones de santé touchées, mais aussi les autres provinces à risque », a-t-il déclaré.
Selon lui, cette stratégie vise à anticiper toute propagation du virus au-delà des foyers actuels et à renforcer la surveillance épidémiologique à l’échelle nationale.
Le DG de l’INSP a également souligné l’intégration de plusieurs provinces dans le dispositif de vigilance sanitaire :
« Nous analysons les autres provinces à risque, notamment le Nord-Kivu, le Haut-Uele ainsi que Kinshasa. Avec l’existence de vols directs entre Bunia et Kinshasa, la capitale est désormais une zone à risque », a-t-il ajouté.
Cette approche de l’INSP vise à renforcer la détection précoce des cas, améliorer la surveillance épidémiologique et prévenir toute extension interprovinciale de l’épidémie.
✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI
