
À l’occasion de la Journée mondiale de la protection de l’écosystème de la mangrove, célébrée le 26 juillet, les regards se tournent vers le Parc marin des mangroves de Muanda, dans le Kongo-Central. Unique aire marine protégée de la République démocratique du Congo, ce site joue un rôle essentiel dans la préservation de la biodiversité, la lutte contre les changements climatiques et la protection des moyens de subsistance des communautés côtières.
Chaque 26 juillet, la communauté internationale met en avant l’importance des mangroves, ces forêts côtières capables de prospérer dans les zones où les eaux douces rencontrent les eaux salées. En République démocratique du Congo, cet écosystème exceptionnel est principalement représenté par le Parc marin des mangroves de Muanda, situé à l’embouchure du fleuve Congo, dans la province du Kongo-Central.
Composé essentiellement de palétuviers, cet espace naturel constitue un refuge pour une riche biodiversité. Les racines de ces arbres offrent un habitat sécurisé à de nombreuses espèces de poissons, de crabes, de crevettes et d’oiseaux, favorisant ainsi leur reproduction et leur développement. Cette fonction de « nurserie naturelle » contribue directement au maintien des ressources halieutiques dont dépendent de nombreuses familles vivant le long du littoral.
Au-delà de leur richesse biologique, les mangroves jouent un rôle majeur dans la protection des côtes. Elles limitent l’érosion, réduisent les effets des vagues et des tempêtes et participent à la stabilisation des sols. Elles améliorent également la qualité de l’eau en filtrant naturellement certains polluants.
Le Parc marin des mangroves représente aussi un atout dans la lutte contre les changements climatiques. Les mangroves figurent parmi les écosystèmes les plus performants pour capter et stocker le dioxyde de carbone, contribuant ainsi à réduire la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère.
Cependant, ce patrimoine naturel reste confronté à plusieurs menaces. L’exploitation illégale du bois pour la fabrication du charbon de bois, l’urbanisation incontrôlée, les déchets plastiques ainsi que les risques de pollution liés aux activités pétrolières fragilisent progressivement cet écosystème.
Pour les spécialistes de l’environnement, la préservation des mangroves est devenue une priorité. La disparition de ces forêts côtières entraînerait une perte importante de biodiversité, une diminution des ressources de pêche et une plus grande vulnérabilité des populations face aux effets des changements climatiques.
En cette Journée mondiale de la protection de l’écosystème de la mangrove, les acteurs de la conservation appellent les autorités, les communautés locales et les partenaires à renforcer les actions de protection et de restauration de ce patrimoine naturel unique. Sauvegarder les mangroves de Muanda, c’est investir dans la protection de la biodiversité, la sécurité alimentaire et la résilience climatique de la République démocratique du Congo.
✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI