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Journée mondiale contre l’hépatite : en RDC, le dépistage reste le principal défi face à une maladie silencieuse

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Spread the loveÀ l’occasion de la Journée mondiale contre l’hépatite, célébrée chaque 28 juillet, les professionnels de santé appellent à intensifier les efforts de prévention et de dépistage en République démocratique du Congo (RDC), où l’hépatite virale continue de représenter un important problème de santé publique. Cette année, la campagne mondiale est placée sous le […]

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À l’occasion de la Journée mondiale contre l’hépatite, célébrée chaque 28 juillet, les professionnels de santé appellent à intensifier les efforts de prévention et de dépistage en République démocratique du Congo (RDC), où l’hépatite virale continue de représenter un important problème de santé publique. Cette année, la campagne mondiale est placée sous le thème « Hépatite : abattons les barrières », un appel à lever les obstacles qui freinent l’accès au dépistage, aux soins et aux traitements.

Souvent qualifiée de « maladie silencieuse », l’hépatite peut évoluer pendant plusieurs années sans provoquer de symptômes. Pourtant, elle peut entraîner de graves complications, notamment une cirrhose ou un cancer du foie, lorsqu’elle n’est pas diagnostiquée et prise en charge à temps.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), les hépatites B et C sont responsables d’environ 1,3 million de décès chaque année dans le monde. Malgré l’existence de vaccins efficaces contre l’hépatite B et de traitements permettant de contrôler, voire de guérir certaines formes de la maladie, une grande majorité des personnes infectées ignorent encore leur statut.

En République démocratique du Congo, l’hépatite B demeure fortement endémique. Les études disponibles estiment que la prévalence dépasse 8 % dans plusieurs régions du pays, ce qui classe la RDC parmi les pays les plus touchés d’Afrique subsaharienne.

Le diagnostic intervient souvent à un stade avancé de la maladie, lorsque le foie est déjà gravement atteint. Les spécialistes attribuent cette situation au manque de dépistage systématique, à l’accès limité aux examens biologiques, au coût des analyses et des traitements, ainsi qu’à la faible sensibilisation de la population.

Les femmes enceintes, les professionnels de santé, les personnes vivant avec le VIH, les bénéficiaires de transfusions sanguines et les proches de personnes infectées figurent parmi les groupes les plus exposés et devraient bénéficier d’un dépistage régulier.

Le thème retenu cette année met en lumière la nécessité de supprimer les barrières qui empêchent les populations d’accéder aux services de santé. En RDC, de nombreuses structures sanitaires ne disposent toujours pas des équipements nécessaires pour réaliser les tests de dépistage ou assurer le suivi des patients.

Les experts rappellent pourtant qu’un simple test sanguin permet de détecter précocement l’infection et d’instaurer une prise en charge adaptée, réduisant ainsi les risques de complications et de transmission.

La vaccination contre l’hépatite B reste le moyen le plus efficace de prévention. En RDC, elle est intégrée au Programme élargi de vaccination (PEV) pour les nourrissons. Toutefois, les spécialistes recommandent de renforcer la couverture vaccinale, notamment chez les adultes à risque, et de généraliser l’administration de la dose de vaccin à la naissance afin de prévenir la transmission de la mère à l’enfant.

L’Organisation mondiale de la Santé ambitionne d’éliminer les hépatites virales comme menace de santé publique d’ici 2030. Pour atteindre cet objectif, la RDC devra renforcer le dépistage, améliorer l’accès aux traitements, sensibiliser davantage les communautés et intégrer les services liés à l’hépatite dans les soins de santé primaires.

En cette Journée mondiale contre l’hépatite, les autorités sanitaires, les partenaires techniques et financiers ainsi que les organisations de la société civile sont appelés à redoubler d’efforts pour que chaque Congolais puisse connaître son statut sérologique, bénéficier d’une prise en charge adaptée et contribuer à freiner la propagation de cette maladie évitable.

✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI

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