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RDC: Ebola reste sous surveillance, la riposte communautaire au cœur des efforts

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Spread the love Plus de trois mois après la déclaration de la 17ᵉ épidémie de maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo, la transmission du virus Bundibugyo reste active. Au 26 août 2026, le pays comptait 5 794 cas confirmés et 2 786 décès, selon les dernières données de l’Organisation mondiale de la […]

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Plus de trois mois après la déclaration de la 17ᵉ épidémie de maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo, la transmission du virus Bundibugyo reste active. Au 26 août 2026, le pays comptait 5 794 cas confirmés et 2 786 décès, selon les dernières données de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

La République démocratique du Congo reste confrontée à une importante flambée de maladie à virus Ebola causée par le virus Bundibugyo.

Déclarée le 17 mai 2026 en Ituri, cette épidémie s’est progressivement étendue à plusieurs provinces du pays. Au 26 août 2026, la RDC enregistrait 5 794 cas confirmés et 2 786 décès, soit une létalité de 48,1 %. À cette même date, 1 293 patients avaient récupéré.

L’épidémie touche désormais 60 zones de santé dans six provinces : l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, la Tshopo, le Haut-Uélé et le Bas-Uélé.

Malgré les efforts déployés par les autorités sanitaires et leurs partenaires, la transmission du virus demeure active dans plusieurs zones affectées.

L’OMS et les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) insistent notamment sur l’importance de placer les communautés au centre de la riposte, à travers le renforcement de la surveillance, l’identification précoce des cas, le suivi des contacts et l’engagement communautaire.

Ces interventions sont essentielles pour détecter rapidement les nouveaux cas et interrompre les chaînes de transmission.

L’épidémie expose particulièrement les professionnels de santé qui interviennent dans les structures de prise en charge et auprès des communautés.

Le 27 août, la vaccination des agents de santé avec le vaccin Ervebo a débuté dans certaines zones, notamment à Kisangani, dans la province de la Tshopo.

L’OMS précise toutefois qu’il n’est pas encore établi qu’Ervebo protège contre le virus Bundibugyo chez l’être humain. Un essai clinique est notamment prévu afin de recueillir des données sur son éventuelle protection contre cette souche.

La protection des agents de santé, la prévention et le contrôle des infections ainsi que la prise en charge rapide des malades demeurent donc des priorités de la riposte.

Dans les zones touchées, la participation des populations constitue un élément déterminant de la réponse.

La détection précoce des symptômes, le recours rapide aux structures de santé, le signalement des cas suspects et la collaboration avec les équipes chargées du suivi des contacts peuvent contribuer à limiter la propagation du virus.

L’OMS souligne également que la surveillance et le suivi des contacts restent essentiels. Au 26 août, 26 850 contacts étaient concernés par un suivi, dont 22 091 avaient été vus au cours des dernières 24 heures, soit 82,3 %.

La réponse à l’épidémie se déroule dans certaines zones dans un contexte marqué par l’insécurité, les violences et les déplacements de populations.

Ces difficultés perturbent l’accès aux soins et aux services essentiels, tout en compliquant le travail des équipes de riposte, notamment la surveillance, l’investigation des cas et le suivi des contacts.

Le renforcement de la collaboration entre les autorités sanitaires, les partenaires et les communautés demeure ainsi indispensable pour maintenir les opérations de riposte.

L’épidémie de maladie à virus Ebola causée par le virus Bundibugyo demeure une urgence de santé publique de portée internationale. Cette décision a été maintenue à la suite de la deuxième réunion du Comité d’urgence du Règlement sanitaire international, tenue le 18 août 2026.

Avec 5 794 cas confirmés et 2 786 décès au 26 août, la flambée actuelle constitue la plus importante épidémie de maladie à virus Ebola jamais enregistrée en RDC, toutes espèces de virus Ebola confondues, selon l’OMS.

La poursuite de la surveillance épidémiologique, la détection précoce, la prise en charge des malades, la protection des agents de santé et l’implication des communautés restent donc essentielles pour interrompre les chaînes de transmission et limiter l’impact de l’épidémie sur les populations.

✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI

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