
Face à la poursuite de l’épidémie d’Ebola en Ituri, la Police nationale congolaise (PNC) renforce les mesures de prévention à Bunia. Le transport de plus d’un élève sur une moto et de plus de quatre élèves dans une voiture est désormais interdit afin de réduire les risques de transmission du virus.
De nouvelles mesures sont entrées en vigueur à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, pour freiner la propagation de l’épidémie d’Ebola. La Police nationale congolaise (PNC) interdit désormais le transport de plus d’un élève sur une moto et de plus de quatre élèves dans une voiture.
Selon la PNC, cette décision vise à limiter les risques de contamination dans une ville où de nouveaux cas et des décès liés à Ebola continuent d’être enregistrés. Les équipes de la Police de circulation routière (PCR) ont été instruites de renforcer les contrôles afin d’assurer le strict respect de cette mesure.
À Bunia, de nombreux élèves parcourent chaque jour de longues distances pour rejoindre leurs établissements scolaires. Afin de réduire les coûts de transport, plusieurs parents font appel à des motos-taxis qui transportent souvent plusieurs enfants à la fois, notamment ceux des écoles maternelles et primaires.
Il est fréquent d’observer trois, quatre, voire cinq enfants sur une même moto, parfois issus de familles différentes. Pour le commandant urbain de la PNC, le colonel Abeli Mwango, cette pratique favorise les risques de propagation du virus.
Dans un communiqué publié mardi dernier, il a interdit le transport de plus d’un élève sur une moto et de plus de quatre élèves dans une voiture, afin de
« contribuer efficacement à l’interruption des chaînes de contamination de l’épidémie ». Il a également ordonné aux agents de la PCR d’interpeller tout contrevenant.
Si les autorités présentent cette décision comme une mesure de santé publique destinée à protéger la population, elle suscite des inquiétudes chez de nombreux parents. Déjà éprouvés par la crise sécuritaire et l’épidémie, plusieurs redoutent une hausse des dépenses liées au transport quotidien de leurs enfants vers l’école.
✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI