
La riposte contre la maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo bénéficie d’un important soutien financier international. Près de 3 milliards de dollars américains ont été mobilisés depuis la déclaration de l’épidémie, selon Africa CDC, qui appelle toutefois à une transparence totale dans la gestion de ces ressources.
D’après l’agence de santé publique de l’Union africaine, environ 700 millions de dollars supplémentaires ont notamment été annoncés lors d’une réunion tenue à New York, portant le total des engagements financiers à environ 2,9 milliards de dollars. Le tableau récapitulatif publié par Africa CDC fait, pour sa part, état d’un montant actualisé de près de 2,997 milliards de dollars.
Parmi les principaux contributeurs figurent les États-Unis, avec près de 887 millions de dollars, la Banque mondiale, qui a mobilisé plus de 433 millions de dollars pour soutenir la riposte et les efforts de préparation en RDC et dans la région, ainsi que l’Union européenne, avec une enveloppe annoncée de 500 millions d’euros destinée notamment à l’aide d’urgence, aux vaccins, aux traitements et au renforcement de la sécurité sanitaire.
Au-delà de la mobilisation des fonds, Africa CDC insiste désormais sur leur utilisation effective. L’agence appelle à une traçabilité complète des ressources, depuis leur engagement jusqu’à leur décaissement, leur dépense et leur transformation en services au bénéfice des populations.
« Chaque dollar doit pouvoir être suivi »,
résume en substance l’agence, qui souhaite renforcer ses mécanismes de suivi financier afin de donner aux autorités congolaises une meilleure visibilité sur les financements disponibles, les montants effectivement décaissés, les dépenses réalisées et les résultats obtenus sur le terrain.
Les ressources doivent notamment permettre de soutenir les activités essentielles de la riposte : surveillance épidémiologique, capacités des laboratoires, diagnostic et traitement, recherche des contacts, prévention et contrôle des infections, communication sur les risques et engagement communautaire.
Pour Africa CDC, l’enjeu est désormais de faire en sorte que les annonces financières se traduisent rapidement par des interventions concrètes dans les zones touchées et les communautés exposées.
L’agence souligne ainsi l’importance d’un financement non seulement disponible, mais également rapidement décaissé, correctement utilisé et vérifiable.
Cette exigence intervient alors que la RDC poursuit sa réponse à la maladie à virus Ebola, avec l’appui de plusieurs partenaires internationaux. Pour Africa CDC, la transparence financière constitue ainsi un élément essentiel pour renforcer la confiance et garantir que les ressources mobilisées atteignent effectivement les populations et les structures engagées dans la riposte.
✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI