
Les prestataires impliqués dans la riposte contre la maladie à virus Ebola dans les zones de santé de Bunia et de Rwampara, en Ituri, ont décidé de reprendre leurs activités après avoir obtenu des garanties des autorités provinciales concernant le règlement de leurs arriérés de paiement.
La décision est intervenue à l’issue d’une réunion entre une délégation des prestataires et le gouverneur militaire de l’Ituri. Les agents réclamaient le paiement de 45 jours de prestations ainsi que la correction des inégalités observées dans la rémunération des différents piliers de la riposte.
Selon le médecin responsable du Centre de traitement Ebola (CTE) de Rwampara, Dr Isaac Mungenyi, les explications fournies par l’autorité provinciale ont permis de rétablir la confiance des équipes. Il a indiqué que le gouverneur s’est engagé à suivre personnellement le dossier afin d’accélérer la régularisation des paiements.
Les difficultés concernaient notamment les prestataires des volets laboratoire, communication sur les risques, prise en charge psychosociale et surveillance, alors que certains autres piliers avaient déjà perçu leurs indemnités. Cette situation avait fortement affecté le moral des équipes engagées dans la lutte contre l’épidémie.
D’après les responsables de la riposte, près de 90 % des prestataires opérant dans les zones de santé de Bunia et de Rwampara étaient concernés par ces retards. Pour le seul secteur de la prise en charge des patients, environ 148 agents attendaient encore leur rémunération.
Les autorités provinciales ont expliqué que le retard était notamment lié à des anomalies relevées dans les listes des bénéficiaires, notamment des doublons nécessitant une vérification. Un délai de cinq jours a été annoncé pour finaliser les corrections et permettre le paiement des prestataires.
À la suite de ces engagements, les équipes ont officiellement suspendu leur mouvement de grève et repris les activités de prise en charge des malades. Les responsables ont appelé l’ensemble des intervenants à maintenir les services afin de ne pas compromettre la réponse à la 17ᵉ épidémie d’Ebola qui sévit en République démocratique du Congo.
Les prestataires disent désormais attendre la concrétisation des engagements pris par les autorités afin que cette reprise du travail s’accompagne d’une résolution durable de leurs revendications.
✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI