
À l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027, le Parlement d’enfants du Nord-Kivu tire la sonnette d’alarme sur le risque d’une nouvelle paralysie des activités scolaires à Butembo et dans le territoire de Lubero. L’organisation appelle les autorités congolaises à ouvrir sans délai un dialogue avec les syndicats d’enseignants pour trouver des solutions à leurs revendications.
Dans une déclaration faite dimanche 16 août, le Parlement d’enfants a notamment insisté sur la nécessité de régler, en amont de la rentrée, les principales préoccupations des enseignants, parmi lesquelles le paiement régulier des salaires et l’amélioration de leur prise en charge par l’État.
Cette inquiétude s’appuie sur les précédentes rentrées scolaires, souvent perturbées dans cette partie du Nord-Kivu par des mouvements de grève déclenchés dès les premiers jours de cours.
Pour cette organisation de défense des droits de l’enfant, une nouvelle interruption des enseignements aurait des conséquences directes sur les élèves, déjà confrontés à un contexte difficile dans la région.
Le défenseur des droits de l’enfant, Reagan Bangahe, invite ainsi le ministère de l’Éducation nationale et les autorités éducatives provinciales à anticiper les éventuelles tensions en réunissant les représentants des enseignants avant la reprise des cours.
Le Parlement d’enfants rappelle que le droit à l’éducation doit être garanti à chaque enfant, notamment aux filles et aux garçons, aux enfants déplacés en raison des conflits ainsi qu’aux enfants vivant avec un handicap.
L’organisation estime que l’ouverture rapide des négociations entre le gouvernement et les syndicats pourrait contribuer à désamorcer les tensions et à garantir la continuité des enseignements à Butembo et Lubero.
Elle appelle ainsi les différentes parties à privilégier le dialogue afin que la rentrée scolaire 2026-2027 se déroule dans un climat apaisé et que les élèves puissent reprendre les cours sans nouvelle interruption.
✍️ APD