Le gouvernement congolais prévoit un vaste programme de désenclavement de 22 800 kilomètres d’infrastructures routières et ferroviaires. Présentée à Kinshasa par le ministre d’État aux Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, cette initiative vise à faciliter les déplacements, renforcer les échanges commerciaux et améliorer la connexion entre les différentes régions du pays.
La République démocratique du Congo entend renforcer la connectivité de son territoire grâce à un programme d’infrastructures de transport portant sur 22 800 kilomètres de routes et de voies ferrées. Cette initiative a été présentée le lundi 12 octobre 2026 à Kinshasa par le ministre d’État en charge des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, lors d’un échange avec la presse.
À travers ce programme, les autorités congolaises ambitionnent de mieux relier les différentes régions du pays, de faciliter la circulation des personnes et des marchandises et de soutenir le développement des activités économiques. Le projet prévoit notamment la mise en connexion de plusieurs corridors stratégiques afin de renforcer les échanges à l’échelle nationale et international.
La première phase du projet doit porter sur des axes considérés comme prioritaires, notamment les corridors de Banana, de Lobito et de la Paix. Ce dernier comprend un projet d’autoroute de 1 080 kilomètres reliant Mbuji-Mayi, dans le Kasaï-Oriental, à Bukavu, au Sud-Kivu.
Selon John Banza Lunda, l’objectif est également de connecter ces trois corridors au corridor central, qui permet à la RDC d’accéder à l’Afrique de l’Est par le port de Dar-es-Salaam, en Tanzanie.
L’interconnexion de ces différents axes devrait contribuer à améliorer l’acheminement des marchandises, à faciliter les échanges entre les bassins économiques et à renforcer les possibilités de commerce avec les pays voisins.
À terme, cette stratégie vise également à raccorder les infrastructures congolaises au réseau des corridors transafricains, afin de favoriser une meilleure intégration économique régionale.
Au-delà des infrastructures elles-mêmes, l’enjeu du programme concerne les conditions de vie des populations. Dans plusieurs régions de la RDC, les difficultés de transport constituent un obstacle à l’accès aux marchés, aux services sociaux et aux opportunités économiques.
L’amélioration des routes et des voies ferrées pourrait faciliter l’évacuation des produits agricoles, réduire les contraintes liées au transport des marchandises et améliorer la mobilité des habitants. Les producteurs, les commerçants et les entreprises pourraient ainsi bénéficier de meilleures connexions entre les zones de production et les centres de consommation.
Toutefois, l’ampleur de ces retombées dépendra notamment de la concrétisation des projets annoncés, de la qualité des ouvrages réalisés et de l’entretien des infrastructures dans la durée.
La mise en œuvre de ce programme d’infrastructures de base s’inscrit dans le cadre du partenariat entre la RDC et la Banque mondiale, selon les informations communiquées par les autorités.
Pour le gouvernement, le développement de ces axes de transport constitue un levier pour réduire l’isolement de certaines régions, stimuler l’activité économique et renforcer les échanges avec les pays de la sous-région.
La concrétisation de cette ambition nécessitera cependant un suivi rigoureux des différentes phases du programme, notamment en ce qui concerne les travaux effectivement engagés, les financements mobilisés et les délais d’exécution.
L’enjeu sera donc de transformer les annonces en infrastructures opérationnelles, capables de répondre durablement aux besoins de mobilité des populations et aux exigences du développement économique de la République démocratique du Congo.
✍️ APD
