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Ebola en RDC : la traque des personnes contact au cœur de la riposte sanitaire

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Spread the loveAlors que l’épidémie. d’Ebola continue de mobiliser les autorités sanitaires dans l’est de la République démocratique du Congo, le suivi des personnes ayant été en contact avec des malades confirmés demeure l’un des principaux leviers pour freiner la propagation du virus. Derrière les centres de traitement, les campagnes de sensibilisation et les interventions […]

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Alors que l’épidémie. d’Ebola continue de mobiliser les autorités sanitaires dans l’est de la République démocratique du Congo, le suivi des personnes ayant été en contact avec des malades confirmés demeure l’un des principaux leviers pour freiner la propagation du virus.

Derrière les centres de traitement, les campagnes de sensibilisation et les interventions médicales, une véritable course contre la montre se joue chaque jour pour retrouver et surveiller les contacts à risque.

Selon les dernières données de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), plus de 5 000 personnes contact avaient été identifiées au début du mois de juin dans les provinces affectées par l’épidémie. Ces personnes sont considérées comme ayant été exposées au virus après avoir côtoyé un malade confirmé, participé à des soins ou assisté à des funérailles impliquant une personne infectée.

L’OMS souligne que chaque contact doit être suivi quotidiennement pendant 21 jours, soit la période maximale d’incubation du virus Ebola. Durant cette période, les agents de surveillance vérifient l’apparition éventuelle de symptômes tels que la fièvre, les vomissements, les douleurs musculaires ou les saignements.

L’objectif est de détecter rapidement tout nouveau cas afin de l’isoler et d’éviter de nouvelles contaminations.
Les chiffres publiés par l’agence onusienne montrent cependant que ce suivi reste confronté à plusieurs difficultés. Bien que des milliers de contacts aient été identifiés, seule une partie d’entre eux bénéficie d’une surveillance régulière.

Selon Reuters, le taux de suivi demeure inférieur aux objectifs fixés par les autorités sanitaires et leurs partenaires internationaux.
L’Ituri reste la province la plus touchée par l’épidémie.

Selon l’OMS, près de 94 % des cas confirmés y sont recensés, principalement dans les zones de santé de Bunia, Rwampara et Mongbwalu. Dans ces localités, les équipes de riposte poursuivent quotidiennement les enquêtes épidémiologiques afin d’identifier de nouveaux contacts et de retracer les chaînes de transmission du virus.

La recherche des personnes contact est toutefois compliquée par plusieurs facteurs. Les mouvements de population liés aux activités économiques, les déplacements provoqués par l’insécurité ainsi que la méfiance de certaines communautés envers les équipes sanitaires rendent parfois difficile la localisation de certaines personnes exposées.

Selon Reuters, plusieurs incidents sécuritaires enregistrés ces dernières semaines ont également perturbé les opérations de terrain. Des attaques contre des équipes de riposte et des actes de résistance communautaire ont été signalés dans certaines zones affectées, ralentissant les activités de surveillance et d’investigation.

Pour les experts de santé publique, chaque contact perdu de vue représente un risque potentiel de propagation de la maladie. Une personne infectée qui échappe au système de surveillance peut développer les symptômes sans être détectée à temps et transmettre le virus à son entourage.

Face à ces défis, le ministère de la Santé, avec l’appui de l’OMS, de l’UNICEF et d’autres partenaires, poursuit le renforcement des équipes communautaires chargées de la surveillance épidémiologique. Les autorités misent également sur la sensibilisation des populations afin d’encourager la collaboration avec les agents de santé et de réduire la circulation des fausses informations autour de la maladie.

Au-delà des chiffres, la lutte contre Ebola se joue ainsi dans les quartiers, les villages et les centres de santé où des centaines d’agents poursuivent chaque jour un travail discret mais essentiel : identifier, retrouver et suivre les personnes contact avant que le virus ne puisse gagner du terrain.
Pour les responsables de la riposte, cette surveillance de proximité demeure l’une des armes les plus efficaces pour interrompre durablement les chaînes de transmission et contenir l’épidémie.

✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI

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