
Face aux contraintes liées à l’épidémie d’Ebola, les acteurs engagés dans la prévention et la prise en charge des violences basées sur le genre (VBG) et de l’exploitation et des abus sexuels (PEAS) cherchent à adapter leurs interventions afin d’assurer la continuité des services destinés aux femmes et aux filles.
Une table ronde réunissant ces différents acteurs a permis de faire le point sur les difficultés rencontrées sur le terrain et d’identifier des solutions opérationnelles adaptées au contexte sanitaire actuel.
Parmi les priorités retenues figure la sécurisation des espaces sûrs, avec l’intégration des mesures de prévention et de contrôle de l’infection liées à Ebola. L’objectif est de permettre aux femmes et aux filles, notamment aux survivantes de violences, de continuer à accéder à des espaces d’accueil et de protection malgré les restrictions imposées par l’épidémie.
Les participants ont également insisté sur la nécessité de renforcer l’accompagnement psychosocial. Le suivi des survivantes doit être maintenu, tandis qu’une attention particulière doit être accordée à la gestion du stress et au soutien des équipes intervenant en première ligne.
Dans un contexte d’urgence sanitaire, les acteurs des VBG estiment que les mesures de prévention contre Ebola ne doivent pas entraîner une interruption des services essentiels de protection et d’accompagnement.
La continuité de la prise en charge implique notamment que les survivantes puissent être accueillies dans des conditions sûres, écoutées sans jugement, protégées dans le respect de leur dignité et orientées rapidement vers les services appropriés.
Cette adaptation des stratégies vise ainsi à concilier les impératifs de lutte contre Ebola avec la nécessité de maintenir les mécanismes de protection et d’assistance aux personnes exposées aux violences basées sur le genre.
✍️ APD